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Dépistage du cancer du col de l'utérus

11e législature

Question écrite n° 01821 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 24/07/1997 - page 2006

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur l'information parue dans le Figaro du 7 avril dernier selon laquelle " la France a pris du retard dans le dépistage du cancer du col de l'utérus. Trop de femmes négligent l'examen nécessaire pour dépister efficacement ce cancer. Le cancer du col de l'utérus demeure un problème majeur, avec encore 5 000 à 6 000 nouveaux cas par an et 2 000 décès ". Il lui demande s'il envisage comme le préconise le médecin de l'Institut Alfred-Fournier de Paris d'entreprendre un " travail d'éducation et d'information des femmes pour leur présenter les enjeux du dépistage " notamment en incitant les médecins généralistes à mieux informer leurs patientes sur les nécessités d'effectuer tous les trois ans un dépistage du cancer du col de l'utérus.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 02/04/1998 - page 1070

Réponse. - Au cours des vingt dernières années, l'incidence du cancer du col de l'utérus et la mortalité qui en résulte ont très fortement diminué pour s'établir à environ 3 500 cas annuels et à 1 650 décès. Le dépistage du cancer du col de l'utérus par le frottis cervical relève de la pratique courante des médecins. La grande majorité des femmes bénéficie de frottis réguliers. Cependant, une fraction de la population féminine n'a pas recours, ou trop rarement, à ce dépistage (les femmes de plus de cinquante ans, sans activité professionnelle ou marginalisées). C'est pourquoi un plan d'action va être engagé, dès 1998 et poursuivi sur trois ans, pour atteindre ou dépasser 80 % de la population cible qui concerne les femmes de vingt à soixante-cinq ans, soit 17,5 millions de femmes. Ce plan d'action visera notamment l'information du grand public avec des campagnes nationales et régionales, avec des actions spécifiques en direction des femmes qui ne consultent pas, l'information des professionnels de santé concernés, l'implication et la mobilisation des médecins traitants.