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Valeur et pérennité des magistères

11e législature

Question écrite n° 01911 de M. Auguste Cazalet (Pyrénées-Atlantiques - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 24/07/1997 - page 1987

M. Auguste Cazalet souhaiterait attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur le souhait émis par l'Association des responsables de magistères (AGREMA) d'instituer une commission nationale du titre garante de la qualité et de la pérennité de ce diplôme. Il semblerait que si ces formations ont atteint les objectifs fixés lors de leur création en 1985, ainsi qu'en témoigne l'accueil favorable qui est réservé aux étudiants en troisième année d'écoles d'ingénieurs prestigieuses, l'absence, depuis 1988, d'accréditation et d'évaluation ministérielles conduit à s'interroger sur leur avenir. Cette incertitude sur le statut du magistère serait en effet souvent évoquée comme la cause de leur déficit de renommée auprès des entreprises et d'une insertion professionnelle parfois décevante. Il le remercie de bien vouloir lui indiquer les moyens qu'il envisage de mettre en oeuvre afin de clarifier et surtout le statut de ces formations.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 11/12/1997 - page 3459

Réponse. - Le statut des magistères, créés en 1985, n'a pas donné lieu, depuis 1989, à de nouvelles décisions. Ce sont actuellement des diplômes universitaires, innovants dans leur fonctionnement, exigeants dans leurs critères de sélection et la qualité de leurs méthodes d'enseignement. Ils sont financés dans le cadre de SAN REMO (système de répartition des moyens de la dotation globale de fonctionnement des universités) comme des formations professionnalisées. Il convient d'ajouter que ces formations qui rassemblent des groupes d'étudiants assez réduits sont coûteuses. D'après l'enquête réalisée en 1995 par le Comité national d'évaluation, les magistères continuent à respecter les objectifs qui ont été fixés en 1985 et à bénéficier, de ce fait, d'une image de formation de haut niveau auprès des étudiants, des responsables de formation et des milieux professionnels. De là découle une insertion professionnelle relativement aisée, surtout dans le secteur tertiaire où la finalité d'insertion professionnelle est plus marquée. Dans les domaines scientifiques et technologiques l'accent est plutôt mis sur la poursuite d'études et la recherche.