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CAZALET Auguste

Ancien sénateur des Pyrénées-Atlantiques

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Réélu le 23 septembre 2001
  • Fin de mandat le 30 septembre 2011 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


CAZALET (Auguste)

Né le 7 septembre 1938 à Sévignacq-Meyracq (Basses-Pyrénées)

Décédé le 4 juin 2013 à Bordeaux (Gironde)

Député des Pyrénées-Atlantiques de 1978 à 1981

Sénateur des Pyrénées-Atlantiques de 1983 à 2011

Auguste Cazalet voit le jour le 7 septembre 1938 à Sévignacq-Meyracq, petit village haut-béarnais situé à l'entrée de la vallée d'Ossau. Après avoir obtenu le certificat d'études primaires, il travaille dès l'âge de quatorze ans dans la ferme familiale. Il complète sa formation à l'école d'agriculture familiale de Pau où il reçoit le brevet professionnel d'agriculture. Seul son service militaire, effectué en Algérie dans les commandos de chasse et qui lui vaut de recevoir la Croix de la valeur militaire, l'éloigne de sa terre pendant vingt-huit mois. Il gère ensuite son exploitation agricole spécialisée dans la production laitière jusqu'en 1983.

Il milite par ailleurs au sein du syndicalisme agricole. Membre de la Jeunesse agricole chrétienne dès l'âge de quatorze ans, il est secrétaire général du Centre départemental des jeunes agriculteurs des Pyrénées-Atlantiques de 1968 à 1970 après avoir été chargé de sa commission économique en 1966. Il est également membre de la commission économique du Centre national des jeunes agriculteurs de 1968 à 1970.

Attaché au gaullisme, il s'engage aussi en politique. Il est ainsi élu conseiller municipal de Sévignacq-Meyracq en 1965 avant d'en devenir maire en 1968. Réélu à cinq reprises, il préside aux destinées de sa commune natale jusqu'en 2000.

Fort de son implantation locale, il est choisi comme suppléant par le député gaulliste de la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, Maurice Plantier, aux élections législatives de 1973 et 1978. Il siège de 1974 à 1976 au Conseil économique et social comme expert agricole. Lorsque Maurice Plantier est nommé secrétaire d'État aux anciens combattants le 6 avril 1978 dans le gouvernement de Raymond Barre, il le remplace dès le 6 mai suivant au Palais Bourbon.

À l'Assemblée nationale, il rejoint le groupe du Rassemblement pour la République. Fidèle de Jacques Chirac, il devient du reste président du RPR dans les Pyrénées-Atlantiques en 1979 et membre du bureau politique du parti jusqu'en 1990.

Siégeant à la commission de la production et des échanges, c'est à l'agriculture que cet exploitant consacre l'essentiel de son action au Palais Bourbon. Rapporteur d'une proposition de loi sur la résorption des surplus de denrées agricoles en 1980, il intervient souvent à propos des difficultés des agriculteurs des régions de montagne. Il s'intéresse également à d'autres sujets qui concernent son département électif tels que le gisement de pétrole de Vic-Bilh ou l'état du réseau routier. Il vote par ailleurs en 1980 la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes.

Il perd toutefois son siège de député dès les élections législatives de juin 1981. Candidat de l'Union pour la nouvelle majorité, il est battu au second tour par le socialiste Henri Prat : il ne réunit que 43,1 % des voix contre 45,5 % au maire de Mirepeix qu'il avait pourtant devancé au premier tour.

Auguste Cazalet décide alors de briguer un fauteuil sénatorial aux élections du 25 septembre 1983. Après avoir réuni 385 des 1 548 suffrages exprimés au premier tour, le candidat RPR est élu au second tour avec 922 des 1 501 suffrages exprimés. Il est ensuite réélu à deux reprises : le 27 septembre 1992, avec 944 des 1 606 suffrages exprimés au second tour, puis le 23 septembre 2001, avec 417 des 1 682 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe du RPR jusqu'en 2002 puis à celui de l'Union pour un mouvement populaire. Membre de la commission des affaires culturelles de 1983 à 1986, il siège ensuite au sein de celle des affaires étrangères en 1986 et 1987, de celle des lois de 1987 à 1989 et de celle des finances de 1989 à 2011. Il appartient aussi, à partir de 1983, à la délégation parlementaire pour les Communautés européennes dont il est secrétaire de 1986 à 1989. Il est par ailleurs nommé membre de la commission centrale de classement des débits de tabac en 1990, de la commission nationale consultative des gens du voyage en 2005 et de la mission commune d'information sur la prise en charge de la dépendance en 2007.

Très actif au Sénat, il est rapporteur spécial du budget des anciens combattants de 1989 à 1994, des transports terrestres de 1994 à 2001, des petites et moyennes entreprises, du commerce et de l'artisanat de 2001 à 2005 et enfin de la mission solidarité et intégration de 2005 à 2010. Il rapporte également des textes sur la violence lors de manifestations sportives (1986) ou sur les petites et moyennes entreprises (2005).

Les questions agricoles demeurent au centre de ses préoccupations, qu'il s'agisse du statut du fermage, de l'enseignement agricole public ou des producteurs laitiers de montagne. Il se soucie également des anciens combattants de la guerre d'Algérie, et plus particulièrement des harkis aux côtés desquels il a combattu. Il est du reste membre de la commission d'étude de surindexation des pensions militaires d'invalidité en 1996.

Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002, la loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution en 2005, la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne en 2008, la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République en 2008, la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion en 2008, la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet en 2009 et la loi de réforme des collectivités territoriales en 2010. Il se prononce en revanche contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992.

Non candidat aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011, il quitte la Haute assemblée vingt-huit ans après y être entré et se retire de la vie politique. Il avait en effet déjà abandonné ses mandats de maire en 2000 et de conseiller municipal en 2001. Battu en 1998, il avait aussi dû quitter le Conseil régional d'Aquitaine dont il était vice-président depuis 1992.

Il s'éteint le 4 juin 2013 dans un hôpital bordelais à l'âge de soixante-quatorze ans.

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Photo de M. Auguste CAZALET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 7 septembre 1938
Décédé le 4 juin 2013
Profession
Agriculteur
Département
Pyrénées-Atlantiques