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Construction du viaduc autoroutier de Millau

11e législature

Question écrite n° 02967 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 25/09/1997 - page 2514

M. Marcel Vidal attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la construction du viaduc autoroutier de Millau. Après de nombreuses études et consultations, la construction du viaduc au droit de Millau a été décidée afin de faciliter le passage de l'autoroute A 75 au sud du Massif central. Cet important ouvrage d'art, dont l'architecte a été désigné après concours, suscite encore des réactions, des polémiques, notamment de la part de personnalités de tout premier plan. Aussi lui demande-t-il si ces critiques et contestations, dont la presse nationale a pu relater la tonalité, ne seront pas de nature à retarder la réalisation de ce chantier et au pire à remettre en cause la construction du viaduc de Millau.



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 16/04/1998 - page 1258

Réponse. - La réalisation de la Méridienne (A 75), autoroute qui sera, d'ici au printemps prochain, ouverte à la circulation en continu de Clermont-Ferrand à Engayresque, aux portes de Millau, est une priorité de l'Etat. Le franchissement du Tarn dans une configuration topographique particulièrement difficile demeure la principale difficulté rencontrée pour assurer la continuité de la liaison autoroutière. Le contournement de Millau a fait l'objet de huit années de concertations fructueuses, qui ont permis un large consensus autour de la solution qui a été déclarée d'utilité publique par décret en Conseil d'Etat le 10 janvier 1995. A ce jour, les acquisitions foncières sont achevées et les études préalables au lancement des travaux se poursuivent à un rythme soutenu. Le groupement constitué par l'architecte Foster et le bureau d'études SOGELERG/SERF/ECG travaille sur la conception de la solution multi-haubanée retenue le 12 juillet 1996. Il n'est pas dans les intentions du Gouvernement de remettre en cause le tracé et les choix techniques effectués. Compte tenu du coût de cet ouvrage exceptionnel, le ministre de l'équipement, des transports et du logement a demandé qu'il soit procédé à l'examen de diverses solutions de financement, sachant que le délai de mise en uvre constitue un des paramètres fondamentaux de la décision. Le Conseil d'Etat a été consulté pour éclairer le Gouvernement sur certains aspects juridiques de mise en uvre de ces diverses solutions. Le comité interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire du 15 décembre 1997 a confirmé la volonté du Gouvernement d'achever l'A 75 à l'horizon 2002, sous réserve de rechercher activement les modalités nécessaires au financement du viaduc de Millau. Ainsi, la faisabilité d'une réalisation de l'ouvrage sous forme de concession fait-elle l'objet, à l'heure actuelle, d'une concertation avec les collectivités et élus concernés.