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Dopage des sportifs amateurs

11e législature

Question écrite n° 03050 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 25/09/1997 - page 2516

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de Mme le ministre de la jeunesse et des sports sur l'information parue dans le Point du 6 septembre 1997, page 33, selon laquelle la gendarmerie a démantelé un trafic d'anabolisants pour sportifs amateurs dans une salle de musculation du département du Rhône, l'auteur de l'article précisant que, selon une étude réalisée par un médecin, 10 % environ des compétiteurs du dimanche recourent régulièrement à un produit dopant interdit et affirmant : " La situation est d'autant inquiétante dans les salles de sport que le recours aux gélules y est banalisé par la vente, légale et lucrative pour les salles, de produits tels que les hyperprotéines. " Il lui demande : 1o quelle est sa réaction face à ses propos ; 2o si elle envisage de prendre des mesures pour que soient mieux informés les sportifs amateurs des risques liés à l'absorption de produits anabolisants qui peuvent avoir, comme le précise l'auteur de l'article, des effets secondaires désastreux.



Réponse du ministère : Jeunesse

publiée dans le JO Sénat du 18/12/1997 - page 3569

Réponse. - Mme la ministre s'inquiète très fortement non seulement du trafic des stéroïdes anabolisants, mais également des autres produits dopants dangereux pour la santé. Comme le souligne l'article " Le Trafic des amateurs " paru dans le journal le Point du 6 septembre 1997, les " salles de sports " sont directement confrontées à ce problème. A l'initiative de Mme la ministre, un groupe de travail interministériel a été réuni afin d'engager une lutte concertée contre les pourvoyeurs. Deux objectifs principaux ont été retenus : créer à l'échelon national une cellule antidopage interministérielle à l'identique de ce qui existe déjà dans certaines régions ; définir les directives communes, en fonction des préogatives de chaque ministère, et les répercuter à l'échelon régional. Afin de pouvoir remonter les filières, Mme la ministre veut s'attaquer simultanément au trafic des produits dopants tant à l'échelon national qu'international. La lutte contre les pourvoyeurs au niveau national s'appuiera sur une collaboration active des ordres des médecins et des pharmaciens, ainsi que de l'ensemble des laboratoires et des grossistes répartiteurs des produits pharmaceutiques. Concernant le trafic international, une collaboration plus étroite entre le ministère de la jeunesse et des sports et les ministères de l'économie et des finances (direction générale des douanes), de l'intérieur et de la défense (gendarmerie) permettra de lutter conjointement contre les trafiquants et la libre circulation des produits interdits. Par ailleurs, madame la ministre a décidé d'accentuer les actions de prévention et d'éducation pour la santé. La dernière d'entre elles souligne les dangers encourus par l'utilisation de substances dopantes : cinq nouvelles " fiches d'alerte " (hormone de croissance, anabolisants...) ont été élaborées, de façon que le plus grand nombre de personnes, licenciées et non licenciées, soient sensibilisées à ce fléau.