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Investissement dans les nouvelles technologies

11e législature

Question écrite n° 03055 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 25/09/1997 - page 2511

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur une des orientations proposées par le Conseil national du patronat français dans sa revue " Cartes sur table 1997 ", sous-titrée " Plus de temps à perdre ", page 16, d'investir dans les nouvelles technologies car " les nouvelles technologies sont un atout majeur pour la croissance et la compétitivité d'une économie moderne... La France les utilise de façon encore beaucoup trop limitée. Les dépenses informatiques par habitant dans l'industrie et de nombreuses activités de service sont inférieures de 30 à 50 % aux dépenses américaines. A peine une entreprise sur deux propose à ses clients des consultations, et seulement une sur quatre des transactions électroniques. Le recours à Internet est encore beaucoup trop faible. L'équipement des écoles en ordinateurs est très insuffisant... " Il lui demande quelle est sa réaction face à ces propos et à cette orientation proposée pour que la France prenne " à temps le grand virage technologique qui fonde la croissance moderne ".



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 11/12/1997 - page 3462

Réponse. - Le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie s'est donné pour objectif de mettre à la disposition de tous les élèves et de tous les enseignants les nouveaux outils et services de la société de l'information en relation avec les collectivités locales. Il est en particulier prévu que tous les lycées, tous les collèges et toutes les écoles primaires disposent d'une ouverture de leur parc informatique sur les réseaux externes (Internet) avant la fin de l'an 2000. Le développement des usages des technologies de l'information et de la communication dans les lycées, collèges et écoles nécessite une démarche globale prenant en compte non seulement l'équipement en matériel informatique des établissements, mais aussi le développement d'applications pédagogiques (contenus), la formation, l'assistance pédagogique et technique aux enseignants, la mise en réseau interne et externe des équipements avec des coûts de télécommunications adaptés. La mise en oeuvre de ce dispositif suppose un effort national important et l'engagement de tous les partenaires. L'état va apporter sa contribution à cet effort à travers une investissement spécifique très important, réparti sur plusieurs années.