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Création d'un mémorial de la déportation à Compiègne

11e législature

Question écrite n° 04142 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 06/11/1997 - page 3035

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat aux anciens combattants sur la proposition faite à la page 33, premier alinéa, du rapport, annexé au procès-verbal de la séance du 1er octobre 1997, d'un sénateur sur la politique de la mémoire menée par le ministère des anciens combattants et victimes de guerre de " créer un grand mémorial de la Déportation à Compiègne qui évoquerait, d'une manière historique et pédagogique, la déportation dans sa réalité ". Il lui demande quelle est sa réaction face à cette proposition et s'il envisage la création d'un tel mémorial à Compiègne dans la mesure où cette ville comme le précise le rapporteur " a été le témoin direct de la déportation à travers le camp de Royallieu, dans lequel 54 000 femmes et hommes déportés ont transité de 1940 à 1944 ".



Réponse du ministère : Anciens combattants

publiée dans le JO Sénat du 05/03/1998 - page 748

Réponse. - La connaissance du phénomène de la déportation comme partie intégrante de la Seconde Guerre mondiale est un élément majeur pour la compréhension de notre histoire nationale. De nombreux musées français traduisent actuellement ce besoin d'information. Au-delà de cette diversité, l'existence d'un vaste ensemble, mémorial national dans lequel Histoire et pédagogie se rencontreraient, apparaît souhaitable. L'Etat est prêt à examiner les conditions de sa réalisation. Il faut souligner que ce mémorial devrait bénéficier d'une technologie d'avenir, présenter un maximum d'informations, constituer une source scientifique irrécusable, savoir attirer un public le plus nombreux possible, sans sacrifier pour autant à la qualité de ses prestations. Un tel mémorial gagnerait évidemment à être établi sur un site puissamment évocateur car chargé lui-même de mémoire. La proposition à laquelle fait allusion l'honorable parlementaire est, à cet égard, intéressante et ne manquera pas d'être discutée. Toutefois, il convient d'évoquer le site du Struthof, seul camp de déportation construit sur le territoire français, qui se caractérise par son sens symbolique éminemment profond. Des études préalables, au cours desquelles la question du site prendra logiquement sa place, sont donc nécessaires.