Allez au contenu, Allez à la navigation

Conséquences du développement de la professionnalisation des activités socioculturelles

11e législature

Question écrite n° 04299 de M. Fernand Tardy (Alpes de Haute-Provence - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/11/1997 - page 3111

M. Fernand Tardy attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur les conséquences du développement récent de la professionnalisation des activités socioculturelles. Cette professionnalisation a obligé les milieux associatifs à définir une échelle de diplômes professionnels. Les organismes, le plus souvent associatifs, et les GRETA (Groupement d'établissements scolaires) sont habilités à dispenser la préparation à ces diplômes mais leur coût est fort élevé (la fourchette se situe entre 20 000 et 35 000 francs). Si l'on pouvait se réjouir de voir des jeunes entrer dans la vie professionnelle par le biais de l'animation socioculturelle, on doit déplorer maintenant que la sélection se fasse par l'argent car bon nombre de familles n'ont pas les moyens d'aider leurs enfants à accéder à leur projet. Aussi il lui demande quelles mesures pourraient être prises afin que tous les jeunes puissent bénéficier des mêmes chances d'accès aux formations conduisant à ces diplômes.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 19/02/1998 - page 585

Réponse. - L'honorable parlementaire attire l'attention de Madame la ministre de l'emploi et de la solidarité sur le coût des formations préparant les diplômes du secteur de l'animation socioculturelle, qui limiterait les possibilités pour les jeunes d'accéder à ces formations. Les jeunes de moins de vingt-six ans, qui remplissent les conditions d'admissibilité, peuvent préparer ces diplômes en contrat d'apprentissage et en contrat de qualification. Ces deux contrats de travail aidés sont destinés prioritairement aux jeunes souhaitant acquérir une qualification professionnelle reconnue par la voie de l'alternance. Le jeune en apprentissage ou en contrat de qualification n'a pas à prendre en charge le coût de la formation. Son financement est en effet assuré soit par les régions et les organismes collecteurs de la taxe d'apprentissage, dans le cas de l'apprentissage, soit par les organismes collecteurs partenaires agréés (OPCA), pour les contrats de qualification.