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Relations de la France avec la Nouvelle-Zélande

11e législature

Question écrite n° 04306 de M. Xavier de Villepin (Français établis hors de France - UC)

publiée dans le JO Sénat du 13/11/1997 - page 3101

M. Xavier de Villepin attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les rapports de la France avec la Nouvelle-Zélande. A l'occasion de sa visite officielle en France du 27 au 30 octobre dernier, le Premier ministre néo-zélandais, M. Jim Bolger, avait rencontré les plus hautes autorités françaises. Il avait notamment eu des entretiens avec le Président de la République, le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères. Dès son retour en Nouvelle-Zélande, nous avons appris son remplacement au poste de Premier ministre. Il souhaite donc savoir si les accords qui avaient pu être passés avec ce pays sont maintenus, si la visite du secrétaire d'Etat aux anciens combattants en Nouvelle-Zélande prévue en 1998 est confirmée, et enfin si des contacts pourront être renoués avec les nouveaux responsables de ce pays.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 22/01/1998 - page 217

Réponse. - L'honorable parlementaire a bien voulu faire part de l'intérêt qu'il portait aux prolongements de la visite officielle effectuée en France, du 27 au 30 octobre 1997, par le Premier ministre de Nouvelle-Zélande, M. James Bolger. Le souci qu'il a exprimé se fonde sur les éventuelles conséquences de la démission que le chef du gouvernement néo-zélandais a été conduit à présenter, pour des raisons de politique intérieure, peu après sa visite à Paris. Le séjour dans notre pays de M. Bolger a été l'occasion de constater une fois pour toute qu'il n'existait plus de malentendus entre la France et la Nouvelle-Zélande. Les derniers désaccords ont disparu depuis que s'est achevée la campagne ultime des essais nucléaires français. Une ère nouvelle s'est ouverte dans les relations bilatérales, illustrée notamment par la mise en place d'une coordination de nos actions dans le Pacifique Sud. Sans présumer de son choix, il apparaît que le prochain gouvernement néo-zélandais n'aura aucune raison de modifier sa politique à notre égard. Il est, en effet, de l'intérêt national de la Nouvelle-Zélande de développer ses relations avec l'un de ses voisins en Océanie. En outre, un accord est en cours de préparation qui permettra à de jeunes néo-zélandais d'effectuer en France des séjours de plusieurs mois financés par des travaux occasionnels. Enfin, lors de la visite de M. Bolger, le gouvernement français a fait part aux autorités néo-zélandaises de son souhait de célébrer conjointement avec elles l'an prochain, les quatre-vingtième anniversaire des combats qui ont marqué la fin de la Premier Guerre mondiale. Dans ce contexte est notamment envisagée la visite en Nouvelle-Zélande, du secrétaire d'Etat aux anciens combattants, à des dates qui doivent être précisées.