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Drogue : non à la dépénalisation

11e législature

Question écrite n° 05313 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 25/12/1997 - page 3612

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur l'article du président du Comité national d'information sur la drogue parue à la page 2 du quotidien Le Figaro du 16 décembre dernier sous le titre " Drogue : non à la dépénalisation " qui estime que " transformer une toxicomanie sauvage en toxicomanie domestique n'est pas une thérapie de guérison " et d'ajouter " il n'existe pas de drogue douce ". Il lui demande quelle est sa réaction face à ces propos.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 12/11/1998 - page 3654

Réponse. - M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur l'article paru le 16 décembre 1997 dans le Figaro. La loi nº 70-1320 du 31 décembre 1970 instaure un délit pour l'usage de produits stupéfiants, dont le cannabis et l'héroïne. Prenant en compte les préoccupations de nombreux parlementaires, le secrétaire d'Etat à la santé rappelle qu'en matière de lutte contre la toxicomanie, une politique forte de santé publique est conduite. Son intérêt réside dans la mise en place d'une vaste politique de prévention quels que soient les produits, qui contribue à éviter les comportements à risque des jeunes, améliore la prise en charge des personnes dépendantes et met en uvre une stratégie large de réduction des risques sanitaires et sociaux. Les crédits du ministère de l'emploi et de la solidarité consacrés en 1998 à cette politique s'élèvent à 780 millions de francs.