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Performance des élèves français dans les matières scientifiques

11e législature

Question écrite n° 05326 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 25/12/1997 - page 3602

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'information parue à la page 12 du quotidien Le Figaro du 10 décembre dernier, sous le titre " France : zéro en sciences ", selon laquelle une enquête de l'Organisation de coopération et de développement économique >OCDE> qui porte sur les compétences des élèves de quatrième et troisième des pays membres de l'OCDE démontre qu'" en sciences, le taux de cancres (en France) évalué à 20 % nous renvoie au bas du tableau à la vingtième place sur vingt-cinq ". Il lui demande quelle est sa réaction face à cette étude et quelles mesures vont être prises pour remédier à cette situation.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 24/09/1998 - page 3065

Réponse. - Les résultats obtenus par les jeunes Français aux évaluations internationales dans les disciplines scientifiques préoccupent le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie. Les raisons de cette situation sont multiples : certaines sont conjoncturelles, comme, par exemple, les écarts entre les programmes d'enseignement des différents pays, le nombre d'élèves concernés par rapport à celui d'une génération, l'importance faite à la préparation de ces évaluations... ; d'autres sont plus fondamentales, comme, par exemple, la nature des activités proposées aux élèves habituellement, les objectifs de formation visés, la forme même des tests d'évaluation (les jeunes Français sont par exemple peu entraînés à répondre à des questionnaires à choix multiples - QCM). En dépit de ces différentes explications, le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie va remédier à cette situation de la façon suivante : en recentrant dès le primaire les apprentissages en mathématiques sur un petit nombre de concepts essentiels ; en privilégiant, dans les programmes, des contenus qui impliquent de la part des élèves une initiative réelle, qui mettent en uvre leur imagination et leur esprit créatif : à cet égard, l'expérience " la main à la pâte " devrait être développée dans les prochaines années ; en renforçant la formation scientifique des enseignants du primaire ; en développant dans les collèges, en sciences de la vie et de la Terre et en physique-chimie, la démarche expérimentale qui devrait remplacer progressivement une présentation trop modélisante et mathématique de ces disciplines.