Question de M. HAMEL Emmanuel (Rhône - RPR) publiée le 29/01/1998

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur l'information parue à la page 25 du numéro 1321 (10 janvier 1998) du magazine Le Point selon laquelle un ingénieur de Brignolles, dans le Var, a créé un taxi propre : " le véhicule de cet ingénieur... est équipé de trois bouteilles en fibres de carbone ou de verre... contenant de l'air comprimé à 300 bars. De quoi faire tourner un moteur de sa conception d'une puissance de 30 chevaux et assurer à un taxi 200 kilomètres d'autonomie. Vitesse de pointe : 100 km/h. Niveau sonore : celui d'une voiture au ralenti... ". Il lui demande quelle est sa réaction face à cette information et s'il envisage l'utilisation d'un tel moteur dans les transports collectifs urbains pour lutter contre la pollution.

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Réponse du ministère : Équipement publiée le 25/06/1998

Réponse. - Une lutte efficace contre la pollution atmosphérique causée par les transports passe à la fois par l'utilisation de progès technologiques permettant une baisse des émissions polluantes des véhicules motorisés et par le recours à des énergies alternatives moins polluantes. De nombreux progrès ont déjà été réalisés (véhicules électriques à batteries, véhicules hybrides, GPL, GNV et carburants mixtes) et d'autres progrès sont prévisibles. Il convient donc de porter attention à toute nouvelle invention et de veiller à permettre l'émergence des filières les plus prometteuses. Ce suivi est notamment assuré par le biais de programmes de recherche et de développement et par une mobilisation des acteurs directement concernés : industriels et autorités organisatrices de transports collectifs. L'initiative signalée par l'honorable parlementaire est intéressante du point de vue de la recherche. Il convient toutefois de souligner qu'il existe un écart important entre les prototypes de laboratoire à très faible consommation d'énergie et les véhicules commercialisables. En effet, la quantité d'énergie pouvant être stockée sous une forme d'air comprimé est inférieure de plusieurs ordres de grandeur à celle qui peut être stockée dans un réservoir de carburant, les allégements de poids des structures étant par ailleurs limités par des raisons de sécurité.

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