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Bilan des missions de l'Agence internationale de l'énergie

11e législature

Question écrite n° 06976 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 19/03/1998 - page 879

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'industrie sur l'Agence internationale de l'énergie. Il lui demande quel a été en 1997 le bilan des actions de cette agence et quels sont ses objectifs et ses moyens depuis qu'un ingénieur général des mines français a été nommé président du conseil des gouverneurs de cette agence en octobre 1997.



Réponse du ministère : Industrie

publiée dans le JO Sénat du 21/05/1998 - page 1646

Réponse. - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a continué en 1997 à uvrer pour la réalisation de ses missions traditionnelles, à savoir la sécurité d'approvisionnement de ses membres d'une part, et l'analyse du marché mondial de l'énergie, d'autre part. S'agissant du premier point, il convient de rappeler que l'Agence a été créée en 1974, en vue d'assurer la sécurité d'approvisionnement des pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) en cas de crise pétrolière. En dépit de l'absence de tensions sur le marché pétrolier, la dépendance croissante des Etats membres de l'AIE impose toujours une grande vigilance. Dans cette optique, l'Agence a continué à mener à bien les actions destinées à parer toute éventuelle difficulté d'approvisionnement. Elle a en particulier continué à veiller au respect des engagements de ses Etats membres en matière de stockage, outil majeur en cas de crise. En ce qui concerne l'analyse du marché mondial de l'énergie, l'Agence a poursuivi ses travaux tant sur l'évolution du marché des hydrocarbures, que sur celui du charbon. L'Agence a également publié une étude relative à l'accroissement de la demande d'électricité en Asie et s'est intéressée plus globalement, en liaison avec l'OCDE, à la dérégulation dans ce secteur. Parallèlement à ces mission traditionnelles, l'Agence a su développer un rôle d'expertise auprès d'autres instances internationales. Dans cet esprit, l'AIE a tout d'abord très largement contribué à la préparation de la conférence de Kyoto en fournissant notamment de nombreuses données statistiques. Le directeur exécutif de l'AIE est intervenu au cours de cette conférence, afin de faire valoir les préoccupations de l'Agence en matière d'environnement et, réitérer son engagement à jouer un rôle actif en matière de lutte contre l'effet de serre. L'AIE a ainsi déjà commencé à s'investir dans les travaux préparatoires à la quatrième réunion de la Conférence des parties à la convention climat (COP 4) qui doit se tenir fin 1998 à Buenos Aires. La participation de l'AIE en tant qu'observateur à la réunion du G 8 " Energie " qui a eu lieu début avril 1998 à Moscou témoigne également de la volonté de l'Agence d'être présente au sein des instances dont la vocation est de traiter des questions énergétiques. L'élection de M. Claude Mandil, directeur général de l'énergie et des matières premières, à la présidence du comité de direction de l'AIE en octobre dernier, souligne la place de la France dans cette instance.