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Fragilisation des universités parisiennes

11e législature

Question écrite n° 07380 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 02/04/1998 - page 1018

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'interview du président de l'université Panthéon-Sorbonne, responsable de l'association " Université de Paris ", parue à la page B 25 du quotidien Le Figaro du 7 mars dernier dans laquelle ce président d'université raconte que " pour avoir débuté ma carrière en province, je peux vous assurer qu'en arrivant à Paris je me suis demandé si je n'arrivais pas dans une université du tiers monde ! ", d'ajouter " Dites-vous bien que derrière nos prestigieuses façades, la situation est vraiment terrifiante ... " et de déplorer " que si rien n'est fait dans les cinq ans ... la place internationale qu'occupait Paris risque encore de considérablement chuter. Ce n'est plus un secret pour personne : notre rayonnement scientifique est déjà très nettement éprouvé ! Mais j'ajouterai encore que d'autres secteurs, comme par exemple les sciences humaines, commencent à être touchés. Actuellement, un professeur étranger qui souhaite faire de la recherche en France a tout intérêt à choisir Aix ou Strasbourg s'il souhaite un accueil décent en bibliothèque ". Il lui demande quelle est sa réaction face à ces virulents propos d'un universitaire président d'une université parisienne célèbre.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 12/11/1998 - page 3631

Réponse. - Un effort important a d'ores et déjà été fait, dans le cadre du budget 1998, pour améliorer globalement la situation des universités ainsi que les conditions d'encadrement et d'accueil des étudiants. Cet effort doit être poursuivi sur les prochains exercices budgétaires. C'est notamment l'objet du plan Universités du 3e millénaire. Sur les crédits de préfiguration de ce plan mis en place en 1998 (1 milliard de francs), plus de la moitié sont consacrés aux établissements d'Ile-de-France, 170 MF aux seules universités parisiennes et 95 MF pour Jussieu. S'agissant plus particulièrement de la situation des bibliothèques universitaires parisiennes, celles-ci possèdent des collections généralement plus riches qu'en province et sont très actives si l'on en juge par le nombre de documents consultés sur place ou prêtés à domicile. En revanche, il est exact qu'elles souffrent de locaux insuffisants et souvent peu fonctionnels qui nuisent à la qualité du service rendu aux usagers. A ce titre, le plan U3M devrait permettre de porter une attention particulière à la situation de ces bibliothèques et prévoir les investissements nécessaires.