Question de M. HAMEL Emmanuel (Rhône - RPR) publiée le 25/06/1998

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'outre-mer sur le rapport sur la Guyane d'un inspecteur général de l'agriculture, président du conseil de direction de l'Office de développement de l'économie agricole des départements d'outre-mer (ODEADOM) et intitulé " Guyane 1997 ; état des lieux et propositions " qui lui a été remis en octobre 1997 dans lequel son auteur constate, à la page 73, deuxième alinéa, que " la coopération régionale ne jouera pas pleinement son rôle intégrateur de la Guyane dans son environnement naturel sans un renforcement des moyens humains, du moins en ce qui concerne l'Etat ". Il lui demande quelle est sa réaction face à cette constatation et si le Gouvernement envisage de renforcer, en Guyane, les moyens en matière de coopération régionale.

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Réponse du ministère : Outre-mer publiée le 27/08/1998

Réponse. - Le Gouvernement accorde la plus grande priorité à la coopération régionale des départements et territoires d'outre-mer. Celle-ci constitue un atout pour leur développement économique, social et culturel, en même temps qu'elle assure le rayonnement de notre pays et de notre langue dans des zones géopolitiques très variées. S'agissant de la Guyane, cette ambition se concrétise tant au plan multilatéral (avec l'adhésion de la France, au titre des départements français d'Amérique, à l'association des Etats de la Caraïbe), qu'à celui des relations bilatérales avec le Brésil et le Suriname. Au cours des derniers mois, plusieurs avancées se sont produites dans ce domaine. 1. Avec le Suriname, on peut citer la constitution du secrétariat permanent pour la coopération entre la Guyane et ce pays, mis en place en août 1997, par un mémorandum signé par le consul général du Suriname, le préfet et le président du conseil général. Cette initiative doit permettre de développer la coopération transfrontalière (ordre public, communications, protection de l'environnement). La prochaine rencontre du secrétariat permanent doit se tenir à Paramaribo avant la fin de l'année en cours, à une date encore indéterminée. La coopération avec le Suriname s'est jusqu'ici concentrée dans le domaine de la santé. La réhabilitation de l'hôpital d'Albina a bénéficié du financement du fonds Caraïbe (FIC) le plus élevé en 1997 (1,6 MF). D'autres projets, pourraient être envisagés en 1999, en particulier pour soulager la pression qui s'exerce sur les structures médicales du côté français du Maroni (hôpital de Stoelman). 2. En direction du Brésil, l'accord-cadre franco-brésilien du 28 mai 1996 a prévu le lancement d'une coopération transfrontalière menée en étroite collaboration avec les collectivités territoriales concernées (conseils régional et général de Guyane, Etat d'Amapa). Les orientations qui résultent des premières consultations transfrontalières des 17 et 18 septembre 1997 mettent l'accent sur les infrastructures, les transports, l'énergie, l'environnement, la santé et l'enseignement. Le Fonds de coopération pour la Caraïbe (FIC) a été mis au service de cette coopération comme l'indique la liste ci-après des six projets retenus en 1998 pour un montant total de 1,3 MF. Projet de développement de l'industrie alimentaire en Amapa (Brésil) et en Guyane. Formation de professeurs de Français de l'Etat d'Amapa (Brésil) et formation à la civilisation du milieu amazonien des professeurs de portugais de Guyane. Festival des musiques de l'Ouest. Coopération en cartographie de la forêt tropicale entre l'Amapa et la Guyane. Surveillance de l'environnement littoral amazonien par satellite : dynamique et usage des littoraux, réseaux d'experts et de laboratoires de télédétection, mini atlas régional informatisé. Aide médicale d'urgence. Le Gouvernement entend poursuivre l'effet engagé en faveur de la coopération régionale en Guyanne, dont le développement peut être obtenu par redéploiement sans qu'il soit nécessaire de prévoir, à ce stade, un renforcement des moyens humains.

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