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Camp militaire de Crucey

11e législature

Question écrite n° 09546 de M. Martial Taugourdeau (Eure-et-Loir - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 09/07/1998 - page 2193

M. Martial Taugourdeau appelle l'attention de M. le ministre de la défense sur la situation du camp militaire de Crucey, ancienne base de l'OTAN. Cette base, d'une surface de 550 hectares dans laquelle les bâtiments inoccupés depuis une trentaine d'années tombent en ruine, préoccupe sérieusement les riverains des communes de Crucey, Louvilliers-lès-Perche et ceux du canton de Châteauneuf-en-Thymerais. Le ministère de la défense ayant fait savoir récemment qu'il resterait propriétaire de cette base, il lui demande donc quelles affectations seront réservées à ces terrains militaires.



Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 03/09/1998 - page 2823

Réponse. - L'emprise du terrain de Crucey, d'une superficie de 541 hectares et dont l'armée de terre est attributaire, se compose d'un casernement en mauvais état et d'une piste d'aviation qui, jusqu'à son déclassement du domaine public aéronautique, faisait partie intégrante de l'ancien aérodrome OTAN de Dreux-Senonches. Considéré pendant longtemps par l'armée de terre comme une emprise majeure, ce camp a servi de réserve foncière, dans un premier temps pour un régiment de chars Leclerc, puis pour un dépôt de munitions dont la création était envisagée vers l'an 2000. Depuis les dernières mesures d'adaptation des armées, ces projets ont été définitivement abandonnés. Bien que l'armée de terre n'occupe plus aucun bâtiment et ne consacre, de ce fait, plus aucun crédit à leur entretien, elle continue néanmoins à assurer les frais de gardiennage de cette emprise afin de préserver la conservation de l'intégrité des installations, compte tenu de l'intérêt qu'elles représentent pour les besoins des armées. En effet, différents organismes du ministère de la défense utilisent le camp de Crucey comme lieu d'entraînement et il n'est donc pas envisagé de s'en séparer.