Question de M. HAMEL Emmanuel (Rhône - RPR) publiée le 10/09/1998

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur le rapport de la commission d'enquête du Sénat chargée d'examiner le devenir des grands projets d'infrastructures terrestres d'aménagement du territoire, dans une perspective de développement et d'insertion dans l'Union européenne, intitulé " Fleuve, rail, route : pour des choix nationaux ouverts sur l'Europe " et dans lequel ses auteurs soutiennent, à la page 205, qu'" il faut le plus possible achever le maillage du territoire en substituant aux routes nationales interurbaines un véritable réseau autoroutier ". Il lui demande quelle est sa réaction face à cette suggestion nécessaire pour réduire la mortalité routière car, comme le rappellent les auteurs du rapport précité, " les autoroutes sont des infrastructures plus sûres... Sur les 8 000 tués de la route déplorés chaque année, 300 le sont sur autoroutes (soit moins de 4 %), alors que celles-ci concentrent 18 % du trafic. Les autoroutes présentent donc des avantages non négligeables en termes de santé publique. "

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Réponse du ministère : Équipement publiée le 17/12/1998

Réponse. - Il est exact que le délestage des routes à deux voies par les autoroutes a largement contribué à l'amélioration de la sécurité routière au cours des trente dernières années. Les autoroutes connaissent en effet en moyenne un taux de tués par kilomètre parcouru quatre fois moins élevé que les autres types de voies. Cette considération nécessite de poursuivre la construction du réseau autoroutier français en fonction des besoins identifiés. Mais cela ne doit pas, pour autant, conduire à négliger l'aménagement du réseau existant, également porteur d'une amélioration de la sécurité routière. C'est pourquoi, le Gouvernement a retenu dans le projet de budget pour 1999, en sus des crédits en augmentation consacrés à l'entretien du réseau non concédé, un crédit de 190 MF pour les aménagements spécifiques de sécurité sur ce même réseau. Il reste que l'objectif poursuivi de diviser par deux le nombre de morts sur le réseau routier à l'horizon de cinq ans doit requérir bien d'autres actions, au premier rang desquelles figurent celles destinées à faire évoluer le comportement des conducteurs vers une conduite apaisée. Les mesures décidées et mises en uvre depuis le dernier comité interministériel pour la sécurité routière et notamment celles inscrites dans le projet de loi en cours de discussion parlementaire contribuent à cet objectif ambitieux.

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