Allez au contenu, Allez à la navigation

35 heures : revendication par le secteur de la propreté des aides à l'emploi supplémentaires

11e législature

Question écrite n° 14689 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 11/03/1999 - page 744

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur l'information parue à la page IV du Figaro Economie du 18 février 1999 sous le titre " 35 heures : polémique sur les aides " selon laquelle le secteur des entreprises de la propreté (280 000 salariés) revendique " les aides supplémentaires prévue dans la loi Aubry (sur les 35 heures) pour les entreprises de main-d' oeuvre. " Il lui demande quelle est sa réaction face à cette revendication. Ne la juge-t-elle pas légétime ? N'estime-t-elle pas que les entreprises de propreté mériteraient de bénéficier de cette aide supplémentaire ? Il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer si elle compte prendre des dispositions pour satisfaire cette revendication.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 26/08/1999 - page 2875

Réponse. - L'honorable parlementaire a appelé l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les critères qui permettent l'octroi de la majoration spécifique prévue par l'article 3.VI de la loi d'orientation et d'incitation à la réduction du temps de travail du 13 juin 1998. Il s'interroge sur les raisons qui expliquent que les entreprises du secteur de la propreté ne peuvent prétendre au bénéfice de cette majoration spécifique. L'article 3.VI de la loi précitée a mis en place cette majoration afin de faciliter la mise en place de la réduction du temps de travail dans les entreprises dont l'effectif est constitué d'une proportion importante d'ouvriers au sens des conventions collectives et de salariés dont les rémunérations sont proches du SMIC. Pour prétendre au bénéfice de cette majoration, les entreprises doivent satisfaire à une double condition fixée par la loi et précitée par le décret nº 98-494 du 22 juin 1998 : leur effectif doit être composé d'au moins 60 % d'ouvriers au sens des conventions collectives et les gains de rémunérations d'au moins 70 % de leurs salariés doivent être inférieurs ou égaux à 169 fois le salaire minimum de croissance majoré de 50 %. La réduction de la loi impose donc que, pour le bénéfice de cette majoration, 60 % au moins de l'effectif de l'entreprise relève d'une classification dénommée " ouvriers " figurant dans la convention collective. Or, en ce qui concerne les entreprises relevant du secteur de la propreté, la grille de classification de la convention collective de branche ne fait pas référence aux ouvriers mais aux agents de propreté. Compte tenu de cet élément, les entreprises du secteur de la propreté ne peuvent prétendre au bénéfice de la majoration précitée.