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Elimination des déchets : aides de l'ADEME aux collectivités locales

11e législature

Question écrite n° 16468 de M. Jean Puech (Aveyron - RI)

publiée dans le JO Sénat du 20/05/1999 - page 1639

M. Jean Puech appelle l'attention de Mme le ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement sur une éventuelle remise en cause des taux d'aides accordées par l'ADME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) aux collectivités locales. Ces aides sont indispensables aux communes et à leurs groupements pour financer les équipements nécessaires à la mise en place des plans départementaux d'élimination des déchets. Une diminution de ces aides pénaliserait ces collectivités dans l'effort financier qu'elles doivent consentir afin de respecter les nouvelles normes environnementales concernant les déchets. Il la remercie donc de bien vouloir lui apporter des informations sur ce sujet.



Réponse du ministère : Aménagement du territoire

publiée dans le JO Sénat du 15/07/1999 - page 2405

Réponse. - La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement a pris connaissance, avec intérêt, des questions relatives au financement des investissements nécessaires au traitement des déchets ménagers. Depuis l'an dernier, la politique de modernisation de la gestion des déchets ménagers et assimilés est entrée dans une phase particulièrement dynamique. C'est la conséquence d'un surcroît de mobilisation de l'ensemble des acteurs concernés et, en premier lieu, des collectivités locales et de leurs groupements, pour mettre en uvre les plans départementaux d'élimination et bien préparer l'échéance de 2002, c'est-à-dire la fin de la mise en stockage des déchets non ultimes. L'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) s'est donc trouvée confrontée à un volume très important de demandes de soutien financier à des opérations de collecte sélective, de traitement, de recyclage et d'élimination des déchets. Elle a été ainsi contrainte de réexaminer ses modalités et ses barèmes d'interventions, afin de mieux les adapter aux programmes d'investissement qui seront engagés entre 1999 et 2001, compte tenu naturellement des moyens budgétaires qui pourront lui être attribués durant cette période. Son conseil d'administration vient d'adopter un dispositif qui fournira un cadre stable pour les interventions de l'agence jusqu'à la fin de 2001. Ce dispositif maintient un taux d'aide élevé pour les études. S'agissant des investissements eux-mêmes, l'ADEME apportera les aides d'un niveau différencié en fonction de la nature des équipements et, le cas échéant, de leurs caractéristiques du point de vue de l'exemplarité ou de l'innovation. Les aides de l'ADEME seront certes d'un niveau inférieur en moyenne à celui retenu en 1998, mais elles seront supérieures à celles qui ont été pratiquées jusqu'en 1997. A ces aides viendra, en outre, s'ajouter la baisse de TVA intervenue en 1999 en faveur de la collecte sélective des déchets. De ce fait, le coût final de la collecte et du traitement d'une tonne de déchets municipaux, qui bénéficie à la fois des aides de l'ADEME et de celles d'Eco-Emballages, peut diminuer significativement. Selon une étude réalisée à la demande de l'Association des maires de France sur un exemple jugé représentatif, le coût moyen passe de 1 181 F (soit 180,04 euros) en 1997 à 1 115 F (soit 169,98 euros) en 1998, et à seulement 987 F (soit 150,46 euros) en 1999. Les opérateurs de la filière traitement-élimination des déchets ménagers et assimilés vont donc continuer à bénéficier d'une aide élevée de la part des pouvoirs publics, et l'ADEME sera en mesure de les accompagner dans leurs démarches pour respecter à la fois la réglementation actuelle et l'échéance de 2002. Elle pourra intervenir en partenariat contractuel, d'une part avec les conseils généraux, d'autre part avec les conseils régionaux, en inscrivant alors son action dans une annexe au contrat de plan Etat-région.