Allez au contenu, Allez à la navigation

Relations franco-algériennes

11e législature

Question écrite n° 30577 de M. Xavier de Villepin (Français établis hors de France - UC)

publiée dans le JO Sénat du 18/01/2001 - page 118

M. Xavier de Villepin attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les relations franco-algériennes. Il souhaiterait connaître les décisions prises pour le futur lycée international à Alger et pour le consulat général à Oran. Une forte attente de la communauté française et des Algériens semble se manifester pour la réouverture de ce consulat général. Enfin, il souhaiterait savoir si dans le domaine économique nous sommes d'accord sur le principe d'une conversion de créances en investissements.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 29/03/2001 - page 1076

Réponse. - Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre la France et l'Algérie, le principe de l'ouverture d'un lycée international à Alger a été décidé. Cette ouverture doit se faire de manière progressive, afin que soient entrepris par tranches successives les travaux nécessaires à la réhabilitation du lycée Ben Aknoun. Il est prévu d'ouvrir 5 ou 6 classes de seconde, dont certaines pourraient à terme préparer à l'option internationale du baccalauréat. Dans cette perspective, des négociations sont engagées avec les autorités algériennes sur les termes d'une occupation durable du lycée Ben Aknoun ainsi que sur l'autorisation pour les élèves algériens d'y être admis. Il convient, par ailleurs, de définir les modalités de gestion de l'établissement et d'estimer le coût global des travaux de réhabilitation du site, afin de l'inscrire dans la programmation budgétaire 2002. Enfin, s'agissant des personnes, les autorités algériennes sont disposées à détacher auprès du lycée les personnels nationaux indispensables à l'enseignement de l'arabe, de l'éducation civique en arabe et du programme algérien d'histoire-géographie. Pour ces personnels comme pour leurs collègues français, la partie algérienne souhaite qu'une convention soit établie. D'ores et déjà, il a été décidé que la gestion du futur lycée serait confiée à l'agence pour l'enseignement français à l'étranger, qui devrait procéder au recrutement, par anticipation, du proviseur. Le consultant général d'Oran rouvrira courant 2002. La préparation de cette réouverture est en cours. Le gouvernement français estime en effet que l'amélioration des conditions de circulation des personnes entre la France et l'Algérie est un élément essentiel de la relation bilatérale. Dans ce cadre, les autorités françaises se sont engagées à rouvrir le réseau consulaire français en Algérie. Le consulat général à Annaba a pour sa part rouvert ses portes au public en décembre dernier. Enfin la France apporte son concours aux efforts de réforme économique menés par les autorités algériennes. Elle met ainsi à la disposition de l'Algérie l'ensemble de ses instruments financiers d'aide au développement et prépare avec les autorités algériennes la conversion de 400 millions de francs de dette algérienne en investissements privés. Cette opération appelle la conclusion préalable d'un accord bilatéral de conversion de dette, actuellement en cours de négociation.