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Instauration d'une " Journée nationale de la Résistance "

11e législature

Question écrite n° 33820 de M. Bernard Murat (Corrèze - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 14/06/2001 - page 1963

M. Bernard Murat attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants, sur la demande - exprimée par l'ensemble des organisations représentatives de résistants - d'instaurer une " Journée nationale de la Résistance ", chaque année, le 27 mai. En effet, le 27 mai 1943 naissait, sous la présidence de Jean Moulin, le Conseil national de la Résistance (CNR) qui unifiait, sous l'autorité du général de Gaulle, l'ensemble des forces de la Résistance intérieure. Cette journée, non chômée, à côté des cérémonies commémoratives qui seraient organisées, pourrait être l'occasion de délivrer dans les établissements scolaires des informations sur le nazisme, l'Occupation, la collaboration et, surtout, sur le combat de la Résistance, les valeurs qui motivèrent les résistants, leur apport à la libération de la France et à la restauration de la République. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur cette requête légitime.



Réponse du ministère : Anciens combattants

publiée dans le JO Sénat du 19/07/2001 - page 2385

Le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants est très sensible à la conservation de la mémoire du rôle considérable jour par la Résistance dans l'histoire du second conflit mondial. Cependant, il est réservé quant à l'institutionnalisation du 27 mai comme date unique de commémoration dans la mesure où la Résistance n'est pas née en 1943, mais dès juin 1940, période pendant laquelle des initiatives significatives ont été prises, notamment par le général de Gaulle à Londres et par Jean Moulin à Chartres. Celles-ci se sont ensuite progressivement multipliées et ont été fédérées. Il serait néanmoins possible de s'appuyer sur la date du 27 mai pour faire étudier des textes dans les établissements d'enseignement primaire et secondaire, incarnant les valeurs de la Résistance. Il est en effet indispensable d'insister sur la nécessité de transmettre à la jeunesse l'engagement de ces hommes et de ces femmes au service de la nation pour défendre les valeurs de la République, de la démocratie et des droits de l'homme contre la barbarie nazie. C'est tout le sens de la " politique de la mémoire " que le secrétaire d'Etat a fait approuver par le Haut Conseil de la mémoire combattante le 6 février dernier. Ainsi, les actions de mémoire de l'année 2001 seront-elles consacrées à l'engagement des Forces françaises libres avec le serment de Koufra, aux exécutions de Châteaubriant ou à l'action du réseau du musée de l'Homme. Le département ministériel et le ministère de l'éducation nationale sont également prêts à s'associer aux initiatives que prendront les collectivités locales dans le cadre de la célébration de la Résistance.