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MURAT Bernard

Ancien sénateur de la Corrèze

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 30 septembre 2008 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Député de la Corrèze

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


MURAT (Bernard)

Né le 19 février 1946 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze)

Décédé 27 avril 2018 à Brive-la-Gaillarde

Député de la Corrèze de 1993 à 1997

Sénateur de la Corrèze de 1998 à 2008

Bernard Murat voit le jour le 19 février 1946 à Brive-la-Gaillarde. Après ses études secondaires, il rejoint l'entreprise familiale de cuirs et peaux comme négociant de 1967 à 1972. Il est ensuite embauché, en 1972, par Merlin Médical, un groupe américain de matériel médical et chirurgical où sa carrière professionnelle se déroule. Il y assume successivement les fonctions d'agent commercial (1973-1977), directeur national des ventes (1977-1983) et directeur général (1983-1988). Puis il devient président-directeur général d'Auto-suture Europe, un groupe de matériel chirurgical, de 1988 à 1993.

Au du début des années 1980, B. Murat s'engage également progressivement dans la vie politique. Gaulliste, il rejoint en 1983 le Rassemblement pour la République (RPR) et devient aussitôt secrétaire de circonscription de Brive-la-Gaillarde. En 1992, il remporte les élections dans le canton du centre de la ville. Siégeant au conseil général de la Corrèze jusqu'en 1995, il en est vice-président en 1994 et 1995.

Soutenu par le président du RPR, Jacques Chirac, il se présente aux élections législatives de mars 1993 dans la deuxième circonscription de la Corrèze contre le député sortant Jean Charbonnel, ancien ministre gaulliste et maire de Brive-la-Gaillarde depuis 1966. Il arrive en tête du premier tour avec 38,90 % des suffrages exprimés, devançant nettement le socialiste Philippe Nauche (18,20 %) et J. Charbonnel (16,22 %), éliminé. Au second tour, il obtient 56,44 % des suffrages exprimés et bat P. Nauche qui ne réunit que 43,56 % des voix.

Élu député de la Corrèze, B. Murat s'inscrit au groupe du RPR de l'Assemblée nationale, assumant par ailleurs la fonction de secrétaire national chargé de la Santé du parti de la rue de Lille en 1996. Il est successivement membre de la commission de la production et des échanges (1993-1995) puis de celle des affaires culturelles (1995-1997). Désigné en 1996 président du conseil de surveillance de la Caisse nationale des allocations familiales, il est aussi nommé membre de la commission d'enquête sur la situation de la SNCF en 1993 et de la commission d'enquête sur les aides à l'emploi en 1996.

Au Palais-Bourbon, il dépose notamment des propositions de loi sur la réglementation de l'usage des postes émetteurs-récepteurs (1993), le soutien de l'activité des distributeurs de carburant (1994), l'institution d'une allocation familiale de libre choix (1994), la protection du commerce dans les zones rurales (1994), la création d'un Ordre national des infirmiers et des infirmières (1996) et le statut du sportif salarié par un groupement sportif (1997).

Ses interventions en séance publique au cours de son mandat de député portent par ailleurs sur des sujets très variés : l'intégrisme islamique (1993), l'emploi et la formation professionnelle (1993), l'immigration (1993), le développement du territoire (1994), la sécurité et la modernisation des transports (1994), les hôpitaux et cliniques (1995) et le financement de la Sécurité sociale (1996). Il vote en 1993 la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale.

En juin 1995, il ravit la mairie de Brive-la-Gaillarde à J. Charbonnel le maire de la ville depuis vingt-neuf pour : sa liste soutenue par le RPR obtient 45,44 % des voix contre 30,94 % à la liste socialiste de P. Nauche et 23,61 % pour la liste divers droite de J. Charbonnel. B. Murat quitte aussitôt le conseil général, conformément à la loi sur le cumul des mandats. Réélu ensuite en 2001 lors d'une triangulaire avec P. Nauche, qui reçoit le soutien de J. Charbonnel, et le divers droite Étienne Patier, il est le premier magistrat de la sous-préfecture de la Corrèze pendant treize ans. Il contribue à la renommée de Brive-la-Gaillarde en développant la Foire du livre, les Foires grasses et le Festival de l'élevage. Après l'avoir fondée en 2001, il préside également la communauté d'agglomération de Brive-la-Gaillarde jusqu'en 2008. Il est aussi président du Club national des réseaux de villes à compter de 2003.

En juin 1997, il perd son siège de député au élections législatives provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale par J. Chirac. Arrivé en tête au premier tour avec 32,33 % des suffrages exprimés contre 29,07 % à P. Nauche et 11,62 % à J. Charbonnel, il est pourtant battu au second, n'obtenant que 48,08 % des suffrages exprimés contre 51,92 % pour le socialiste P. Nauche.

Le 27 septembre 1998, le maire RPR de Brive-la-Gaillarde est élu sénateur de la Corrèze dès le premier tour avec 404 des 730 suffrages exprimés, devancé seulement par son colistier Georges Mouly, réélu avec 466 voix.

Au Palais du Luxembourg où il siège au sein du groupe du RPR (1998-2002) puis à celui de l'Union pour un mouvement populaire (2002-2008). Il est successivement membre de la commission des affaires économiques (1998-1999), de la commission des lois (1999-2001) puis de la commission des affaires culturelles (2001-2008).

Passionné de rugby, sport qu'il a longtemps pratiqué, B. Murat s'intéresse aux questions sportives au cours de son mandat sénatorial. Rapporteur pour avis du budget des sports de 2001 à 2007, il présente en 2002 une proposition de loi portant modification de la loi du 16 juillet 1984 relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives qu'il rapporte ensuite en 2002 et 2003. Il cosigne également avec le sénateur de la Somme Pierre Martin, en 2007, un rapport d'information sur les supporters. Membre du Conseil national des activités physiques et sportives et de la Commission nationale du sport de haut niveau (2001-2008), il s'exprime régulièrement en séance publique à propos du sport professionnel et des associations de sport amateur. Après avoir rapporté en 2005 le projet de loi relatif au volontariat associatif et à l'engagement éducatif, il présente la même année un rapport d'information exposant dix propositions destinées à encourager le bénévolat. Il dépose par ailleurs en 2006 une proposition de loi tendant à prendre en compte l'engagement associatif.

Le sénateur de la Corrèze se préoccupe également des difficultés des territoires ruraux, ne cessant de défendre au Sénat le maintien des services publics car, déclare-t-il en 2004, « le maintien d'un maillage de services publics de qualité est un élément déterminant d'une ruralité vivante1 », lors de l'examen du budget de l'aménagement du territoire. Et d'expliquer « combien la disparition de ces services publics est difficile à accepter pour les maires2. » Il plaide à plusieurs reprises pour le maintien des bureaux de poste dans les territoires ruraux et cosigne en 2007 une proposition de loi visant à favoriser la création de pharmacies en zones rurales et périurbaines. Il appelle également en 2007 à prendre des mesures pour favoriser l'installation de médecins dans les territoires ruraux et relaie par ailleurs, en 2005, les inquiétudes des maires corréziens de communes rurales quant aux charges nouvelles liées au contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation.

La protection sociale retient aussi l'attention de B. Murat au Sénat qui s'exprime notamment lors des différents débats des projets de loi de financement de la sécurité sociale. En 2001, il défend la préservation d'un régime de retraite par répartition avant d'estimer, en 2002, indispensable de moderniser l'organisation du système de santé.

Très actif, il s'intéresse également aux questions les plus diverses au cours de son mandat sénatorial : l'organisation urbaine (1999), le service public de l'électricité (1999), la réduction du temps de travail (1999), la sécurité quotidienne (2001), la formation professionnelle (2004) et la situation des personnes handicapées (2004). Il cosigne notamment des propositions de loi portant diverses dispositions relatives au droit de la famille (1999) et relative à l'allocation de vétérance des sapeurs-pompiers volontaires (2001).

Il approuve la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002, la loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution (Constitution européenne) en 2005, la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne en 2008 et la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République la même année. Il s'oppose en revanche en 1999 à la loi relative au pacte civil de solidarité, estimant que celui-ci porte « atteinte à l'idée de la famille telle qu'une très large majorité de Français la conçoivent3 ». 

En mars 2008, il perd la mairie de Brive-la-Gaillarde, battu par P. Nauche, comme aux élections législatives de 1997 : la liste UMP de B. Murat ne réunit en effet que 48,03 % des suffrages exprimés au second tour des élections municipales contre 51,97 % pour la liste de son adversaire socialiste. Après cette défaite, B. Murat renonce à exercer son mandat de conseiller municipal puis à se représenter aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008. Il reprend alors la présidence de BJB Consulting, un cabinet en conseils et portage d'affaires établi à Brive-la-Gaillarde qu'il avait fondé. Il publie ensuite en 2009 Tchao ma belle qui retrace ses années d'élu briviste entre 1992 et 2008.

Il se lance enfin dans un dernier combat politique en mars 2014 en se présentant de nouveau aux élections municipales à Brive-la-Gaillarde, comme candidat divers droite sans étiquette. Avec seulement 12,24 % des voix, il ne passe cependant pas le premier tour et se rallie à Frédéric Soulier, son ancien adjoint et candidat investi par l'UMP, élu au second tour.

Il s'éteint le 27 avril 2018 à l'âge de soixante-douze ans. Ses obsèques sont célébrées le 2 mai suivant dans la collégiale Saint-Martin de Brive-la-Gaillarde en présence du président du Sénat Gérard Larcher. Cette figure de la vie politique corrézienne était chevalier de la Légion d'honneur.

1 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 10 décembre 2004, p. 9584.

2 : Ibid.

3 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 30 juin 1999, p. 4703.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Who's Who in France (plusieurs éditions).

Bibliographie

Ouvrages autobiographiques

Murat (Bernard), Élu de Corrèze. Carnets de route 1982-1992, Brive-la-Gaillarde, Les 3 épis, 2002.

Murat (Bernard), Tchao ma belle. Chroniques brivistes, 1992-2008, Brive-la-Gaillarde, Écritures, 2009.

Ouvrage sur Brive-la-Gaillarde

Murat (Bernard), Le Passeur de mémoire. Histoire des maires de Brive-la-Gaillarde, Brive-la-Gaillarde, Les 3 épis, 1997.

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Photo de M. Bernard MURAT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 19 février 1946
Décédé le 27 avril 2018
Profession
Consultant
Département
Corrèze