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Infirmiers de l'éducation nationale : revalorisation salariale

11e législature

Question écrite n° 33930 de M. Charles Ginésy (Alpes-Maritimes - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 21/06/2001 - page 2059

M. Charles Ginésy attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat sur les revendications des infirmiers et infirmières de l'éducation nationale concernant la revalorisation de leur salaire et de leur carrière. En effet, les infirmiers et infirmières de l'éducation nationale ont constaté que seuls leurs collègues hospitaliers allaient bénéficier de l'accord signé le 14 mars dernier. Ceux-ci, pourvus de la même formation et des mêmes qualifications, ont le sentiment que cette volonté témoigne d'une méconnaissance de leurs missions, de leurs conditions de travail, de leur responsabilité et de leur contribution à la réussite scolaire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser sa position sur ce dossier et les suites qu'il envisage de donner à ses revendications.

Transmise au ministère : Éducation



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 13/09/2001 - page 2971

A la suite du protocole du 14 mars 2001 sur les filières professionnelles de la fonction publique hospitalière signé par la ministre de l'emploi et de la solidarité, le ministre délégué à la santé et les organisations syndicales représentatives, les personnels infirmiers du ministère de l'éducation nationale s'interrogent sur la disparité de traitement entre fonction publique hospitalière et fonction publique de l'Etat. Ce protocole prévoit en effet un certain nombre de mesures de revalorisation de carrière en faveur des seuls personnels infirmiers des hôpitaux. Cela se traduit notamment par la modification du statut des personnels infirmiers classés en catégorie B et la création de corps classés en catégorie A. Comme l'ensemble des personnels infirmiers de la fonction publique de l'Etat, régis par le décret n° 94-1020 du 23 novembre 1994 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux corps des infirmières et infirmiers des services médicaux des administrations de l'Etat, le corps particulier des infirmier(e)s de l'éducation nationale est classé en catégorie B. Les personnel infirmiers de la fonction publique territoriale sont dans la même situation. L'accès à la catégorie A de personnels infirmiers de la fonction publique hospitalière s'explique par les contraintes et sujétions spécifiques qui pèsent sur les responsables des équipes de personnels soignant. Les intéressés exercent en effet dans les unités de soins où ils encadrent un nombre important de personnes ou assument des responsabilités particulièrement lourdes. Les missions confiées aux infirmier(e)s de l'éducation nationale sont importantes en matière de prévention et d'éducation à la santé des jeunes. C'est pourquoi, et même s'il n'est pas envisagé de réforme statutaire spécifique pour les infirmier(e)s de l'éducation nationale, il est porté une attention particulière à tout projet éventuel relatif au statut interministériel des personnels infirmiers de l'Etat et dont l'initiative reviendrait naturellement au ministre chargé de la fonction publique.