Allez au contenu, Allez à la navigation

GINÉSY Charles

Ancien sénateur des Alpes-Maritimes

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 11 septembre 1988
  • Réélu le 24 septembre 1989
  • Réélu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 30 septembre 2008 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


GINÉSY (Charles)

Né le 12 mai 1922 à Guillaumes (Alpes-Maritimes)

Décédé le 30 décembre 2012 à Guillaumes (Alpes-Maritimes)

Sénateur des Alpes-Maritimes de 1988 à 2008

C'est dans le haut pays des Alpes-Maritimes, à Guillaumes, que Charles Ginésy voit le jour le 12 mai 1922. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il échappe au Service du travail obligatoire en rejoignant le maquis de Haute-Provence.

Il décide dans un premier temps d'embrasser la même carrière que sa mère, institutrice et directrice d'école à Péone-Valberg puis à Guillaumes. Élève à l'École normale d'instituteurs de Nice, il obtient son premier poste d'enseignant à Péone-Valberg en 1947. Il y exerce comme instituteur et directeur d'école de 1947 à 1961.

C'est parce qu'il souhaite améliorer les infrastructures de son école qu'il entre en politique en 1957. Il devient alors conseiller municipal de Péone-Valberg. Puis en 1959 il est élu maire de cette petite commune montagnarde située aux portes du massif du Mercantour. Réélu six fois, il occupe le fauteuil de premier magistrat sans discontinuer jusqu'en 2001. Il s'emploie surtout à développer la station de sports d'hiver de Valberg.

Il est également élu conseiller général du canton de Guillaumes en 1961. Constamment reconduit, il siège au conseil général des Alpes-Maritimes jusqu'en 2003. De 1982 à 1990, il en est le premier vice-président auprès du maire de Nice Jacques Médecin, son mentor en politique, auquel il voue un soutien indéfectible. Il préside en outre le conseil d'administration du Parc national du Mercantour de 1980 à 2003.

Le maire d'Antibes Pierre Merli le choisit comme suppléant aux élections sénatoriales du 28 septembre 1980. Puis Charles Ginésy se présente en vain aux élections législatives du 16 mars 1986 sur la liste d'union du Rassemblement pour la République et de l'Union pour la démocratie française dans les Alpes-Maritimes.

L'élection de Pierre Merli comme député de la septième circonscription des Alpes-Maritimes le 12 juin 1988 donne l'occasion à Charles Ginésy de briguer un mandat sénatorial. Lors de l'élection partielle organisée le 11 septembre 1988, il est élu très aisément dès le premier tour avec 1 181 des 1 508 suffrages exprimés. Au Palais du Luxembourg, il siège d'abord parmi les non-inscrits avant de rejoindre dès la fin 1988 le groupe du RPR : il n'adhère en effet au parti présidé par Jacques Chirac qu'après son élection au Sénat. Il conserve ensuite son siège à la Haute Assemblée lors du renouvellement du 24 septembre 1989. Tête de la liste d'Union de la droite, il est reconduit dès le premier tour avec 1 042 des 1 580 suffrages exprimés.

Fort de son poids dans la vie politique des Alpes-Maritimes, il est élu président du conseil général en décembre 1990, succédant à Jacques Médecin, démissionnaire. Puis, le 27 septembre 1998, il est réélu au Sénat : après avoir recueilli 761 des 1 685 suffrages exprimés au premier tour, il remporte 835 des 1 661 suffrages exprimés au second tour.

À la Haute Assemblée, le président du comité départemental du RPR des Alpes-Maritimes continue de siéger jusqu'en 2002 au sein du groupe de son parti avant de rejoindre celui de l'Union pour un mouvement populaire. Membre de la commission des affaires sociales en 1988 et 1989, il appartient ensuite à celle des affaires économiques de 1989 à 2008.

Il consacre l'essentiel de son mandat au Sénat au tourisme. Président fondateur de l'association des maires des stations françaises de sports d'hiver et président du comité régional du tourisme, le maire de Valberg connaît en effet extrêmement bien ce secteur d'activité. Il est ainsi nommé membre titulaire du Conseil national du tourisme de 1996 à 2002. Surtout, il est rapporteur pour avis du budget du tourisme de 1989 à 2005. La présentation de ce rapport annuel lui donne l'occasion de dresser un large panorama du secteur touristique. Il ne cesse de rappeler son importance pour l'économie française. Il évoque notamment la situation des différents métiers du tourisme, qu'il s'agisse de l'hôtellerie, de la restauration ou des agences de voyage. Il se soucie également du tourisme social et regrette régulièrement l'insuffisance du dispositif des chèques-vacances.

Outre le tourisme, il se préoccupe au Sénat de son département électif et plus particulièrement du haut pays des Alpes-Maritimes. L'élu de Péone-Valberg n'a eu de cesse au cours de ses différents mandats d'oeuvrer en faveur de l'aménagement et du désenclavement de ce territoire montagnard. À la Haute Assemblée, le président du parc national du Mercantour déplore ainsi en 1988 l'insuffisance des crédits qui lui sont accordés. Puis, en 1989, il regrette la suspension du chantier de la liaison routière Nice-Digne. Enfin, en 1999, il interpelle le ministre de la défense sur le maintien de deux gendarmeries dans son cher canton de Guillaumes. Par ailleurs, le président de l'assemblée départementale des Alpes-Maritimes dépose en 1993 une proposition de loi relative à la démission d'office d'un conseiller général.

Il participe également aux scrutins publics importants au Palais du Luxembourg. Il vote ainsi la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002, la loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution (Constitution européenne) en 2005, la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne en 2008 ainsi que la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République en 2008. Il vote en revanche contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992.

Dix ans après avoir fait son entrée à la Haute Assemblée, il décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008. Il quitte alors définitivement la vie politique. Il avait en effet déjà renoncé à ses mandats locaux : celui de maire de Péone-Valberg en 2001 et celui de conseiller général du canton de Guillaumes en 2003. Dans les deux cas, c'est son fils Charles-Ange qui avait pris sa succession.

Officier de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite, il s'éteint à Guillaumes le 30 décembre 2012, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Charles GINÉSY, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 12 mai 1922
Décédé le 30 décembre 2012
Profession
Enseignant
Département
Alpes-Maritimes