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Davantage d'autonomie accordée aux établissements culturels français à l'étranger

11e législature

Question écrite n° 33994 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 21/06/2001 - page 2043

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le rapport d'un député d'Indre-et-Loire sur les centres culturels français à l'étranger, présenté devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale et analysé à la page 27 du quotidien Le Figaro du 2 juin 2001, dans lequel son auteur suggère que soit accordée davantage d'autonomie aux 486 établissements culturels français à l'étranger : " Pour développer une action dans des domaines qui touchent l'imaginaire et qui peuvent avoir une sensibilité politique très grande, il importe de maintenir les centres à une distance pertinente du dispositif officiel de représentation de la France. " Il le remercie de bien vouloir lui indiquer si des mesures allant en ce sens sont actuellement envisagées par son ministère.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 09/08/2001 - page 2596

Ce rapport a retenu toute l'attention du ministère des Affaires étrangères, qui est au demeurant engagé dans une réflexion sur la modernisation de sa présence culturelle à l'étranger. Ainsi, un forum de discussion sur l'intranet du ministère est ouvert à tous les agents intéressés par cette question. Les Journées de la direction générale de la coopération internationale et du développement, qui se dérouleront, comme chaque année, à la fin du mois de juillet, permettront de dégager les conclusions de cette consultation et déboucheront à la prochaine rentrée sur une " charte " qui définira pour les années à venir les moyens et les finalités de l'action du réseau culturel français à l'étranger. Le thème, abordé par ce rapport, du degré d'autonomie dont doivent disposer les centres et instituts culturels français à l'étranger dans leur action est certainement l'un des axes principaux de la discussion en cours. La démarche culturelle étant aujourd'hui un volet essentiel de l'action diplomatique de la France, la charte définira le point d'équilibre permettant l'intégration dans cette politique de la nécessaire liberté d'initiative des responsables d'établissement.