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Activités de l'Institut français d'Haïti

11e législature

Question écrite n° 35462 de M. Guy Penne (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 04/10/2001 - page 3155

M. Guy Penne attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la sensible réduction des activités de l'Institut français d'Haïti au cours de l'année écoulée, que ne semblent pas justifier la démolition annoncée et la reconstruction retardée de cet institut. En effet, deux spectacles culturels seulement ont été organisés dans la capitale Port-au-Prince, aucun numéro de la revue culturelle de l'Institut Conjonction, n'a été édité, et les 5 000 abonnés de la bibliothèque n'ont pas eu accès aux 30 000 documents disponibles. Seuls les cours de français DELF et DALT ont pu avoir lieu pour 1 500 auditeurs, avec deux mois de retard il est vrai. Cette situation est inquiétante, dans un pays attaché à la langue française et demandeur de francophonie. Il souhaite donc connaître les raisons de ce ralentissement, d'une part, et quelles mesures compte mettre en place le ministère pour relancer les activités de l'Institut, d'autre part.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 15/11/2001 - page 3626

La réalisation du projet de reconstruction de l'Institut français d'Haïti à Port-au-Prince ne s'est pas déroulée conformément au calendrier prévu initialement. En effet, la procédure d'appel d'offres n'a pu être menée à son terme en raison du taux de change défavorable du dollar américain et des conditions difficiles de gestion du chantier (sécurité, approvisionnement, main d'oeuvre) qui ont engendré des coûts élevés. Une étroite concertation, impliquant en premier lieu l'ambassade de France à Port-au-Prince, a permis de revoir le format du projet en tenant compte des priorités du poste et des moyens disponibles aussi bien en ce qui concerne les investissements immobiliers que les crédits de fonctionnement. Des subventions exceptionnelles ont par ailleurs été versées à l'Institut français d'Haïti afin de lui permettre de délocaliser provisoirement sa médiathèque et de l'informatiser. En effet, le ministère des affaires étrangères est très attentif au rôle que joue depuis longtemps l'Institut français dans la vie culturelle et la création artistique en Haïti et souhaite que le public nombreux et fidèle de ses cours de français puisse retrouver prochainement un accès à la francophonie, qui constitue une possibilité d'ouverture et d'espoir dans le contexte difficile que connaît ce pays.