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Transfusion sanguine au sein d'une famille

11e législature

Question écrite n° 35786 de M. Gérard Collomb (Rhône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 18/10/2001 - page 3316

M. Gérard Collomb interroge M. le ministre délégué à la santé sur les modalités de la transfusion sanguine. En France, il n'est actuellement pas possible d'envisager un don de sang en vue d'une transfusion à une personne de la famille compatible et pourtant donneur par ailleurs. La raison invoquée du don sanguin anonyme et gratuit afin de continuer à avoir suffisamment de donneurs pour répondre aux besoins est invoquée ; mais cette organisation ne serait pas remise en cause si une transfusion intra-familiale n'était autorisée que pour des personnes déjà donneurs par ailleurs. Aussi s'interroge-t-il sur la possibilité de modifier la législation actuelle de manière à permettre les transfusions au sein d'une famille entre personnes compatibles et dans la seule mesure où le donneur le serait déjà par ailleurs.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 27/12/2001 - page 4113

Quelles que soient les mesures de sécurité ou de précaution prises dans la préparation des produits sanguins, les experts et les professionnels de santé s'accordent pour dire que l'absence totale de risque ne peut être obtenue en transfusion. L'anonymat qu'impose la réglementation actuelle entre donneur de sang et receveur de produits sanguins a pour principal objet d'éviter qu'un donneur puisse se sentir responsable d'une contamination accidentelle ou d'une réaction d'incompatibilité survenant chez un malade ayant reçu un produit sanguin préparé à partir d'un de ses dons. Toutefois, l'anonymat imposé entre le donneur et le receveur ne limite pas la possibilité pour les établissements de transfusion de sélectionner les produits sanguins les plus compatibles nécessaires au futur transfusé, fussent-ils issus de dons de sang effectués par des parents du transfusé par exemple, transfusion de plaquettes maternelles HPA 1 négatif à un enfant nouveau-né possédant des anticorps anti-HPA 1. L'anonymat du don protège donc le donneur sans altérer la qualité des soins dus au malades. Enfin, la greffe de tissus ou cellules, par le type de prélèvements qu'elle impose, peut conduire à lever cet anonymat, la réglementation en vigueur le prévoit et en fixe les conditions.