Allez au contenu, Allez à la navigation

Amélioration de la prise en charges des cancers de l'enfant et des personnes âgées

11e législature

Question écrite n° 36554 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 15/11/2001 - page 3617

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur le document de son ministère intitulé " Une politique de santé " en date de mars 2001 et dans lequel il est souhaité, à la page 10, l'amélioration de " la prise en charge des cancers de l'enfant et aussi des personnes âgées, insuffisamment pris en compte jusqu'à maintenant ". Il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer quelles sont à ce jour les décisions prises par le Gouvernement afin d'améliorer la prise en charge de ces malades. Comment seront-elles appliquées ?



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 10/01/2002 - page 101

Les cancers s'observent à tout âge, mais l'incidence augmente avec le vieillissement, 1 % seulement des cancers sont observés avant l'âge de 25 ans, et 55 % des cancers apparaissent après 65 ans, alors que cette tranche d'âge ne représente que 15 % de la population. Les cancers de l'enfant de 0 à 18 ans représenteraient en France 1 800 cas dont 30 % de leucémies, chaque type de cancer pouvant ainsi être considéré comme une maladie rare. Le taux de guérison de ces cancers est passé de 25 à 30 % en 1970 à 70 % en 2001 mais ils représentent encore la deuxième cause de mortalité entre 1 et 15 ans. Un groupe de travail spécialisé sur l'oncopédiatrie, animé par Mme le professeur D. Sommelet, présidente du groupe français d'études des cancers et leucémies de l'enfant, a été formé par le ministère chargé de la santé dans le cadre du Programme national de lutte contre le cancer ; il rendra un rapport au premier trimestre 2002. Les principales questions abordées concernent : le soutien psychologique de l'enfant et de sa famille ainsi que les modalités d'une information transparente concernant la prise en charge et l'inclusion dans un protocole de recherche clinique ; la structuration de la recherche clinique compte tenu du moindre intérêt de l'industrie pharmaceutique pour ces pathologies rares et des difficultés spécifique de la recherche en oncopédiatrie ; l'organisation nationale et régionale des services d'oncopédiatrie chargée du diagnostic et de la prise en charge chirurgicale, radiothérapique et chimiothérapique des enfants ; la formation initiale et continue des personnels de santé des équipes d'oncopédiatrie. Les cancers des personnes âgées sont fréquents mais la recherche clinique pose des problèmes spécifiques concernant l'efficacité des médicaments, leurs posologies ou leurs associations qui nécessitent la mise au point de protocoles dont le financement est parfois difficile à trouver. En concertation avec l'AFSSAPS et compte tenu des recommandations du groupe de travail sur la recherche en cancérologie, la transparence sur les essais cliniques et les modalités de leur financement devraient être améliorés dans le respect des textes français et européens. S'agissant de la prise en charge, le groupe de travail sur la chimiothérapie qui se réunit depuis un an dans le cadre du Programme national de lutte contre le cancer doit proposer début 2002 des recommandations concernant la chimiothérapie à domicile. Par ailleurs les programmes de lutte contre la douleur et de développement des soins palliatifs ont, ces dernières années, amélioré notablement la situation des personnes âgées cancéreuses.