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Situation des producteurs de lavandin

11e législature

Question écrite n° 37059 de M. Claude Domeizel (Alpes de Haute-Provence - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/12/2001 - page 3816

M. Claude Domeizel attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la situation difficile qui perdure actuellement pour les producteurs de lavandin. Il lui rappelle que ces mêmes producteurs ont dû affronter l'année dernière, à la récolte 2000, une grave crise causée essentiellement par deux facteurs : une récolte exceptionnelle d'une part, et une réduction brusque des achat pour des raisons spéculatives d'autre part. Au cours d'une réunion avec le comité interprofessionnel des huiles essentielles françaises (CIHEF), l'Office national interprofessionnel des plantes à parfum et médicinales (ONIPPAM) et les représentants du ministère, un accord avait été trouvé définissant un plan de soutien au lavandin articulé autour de trois actions : régulation du marché avec aide au stockage, action sur la demande avec promotion du produit dont l'aménagement floral de la place des Vosges et soutien aux organismes de producteurs. Néanmoins, la situation reste très précaire et un déstockage rapide du lavandin engendrerait inévitablement une chute des prix alors que l'effet " quota " n'a pas eu encore tout l'impact escompté. Outre le manque de trésorerie créé par le stockage de lavandin en 2000, la chute des cours, la baisse des achats et la mise en place en 2001 de quotas encore plus restrictifs menacent la survie de certaines exploitations qui subissent de plein fouet la crise actuelle. C'est pourquoi, au regard de l'importance du marché du lavandin sur le plan économique et de la valorisation de zones défavorisées de montagnes sèches par une alternative agricole adaptée, mettant en évidence le caractère emblématique du lavandin pour les régions PACA (Provence - Alpes - Côte d'Azur) et Rhône-Alpes dont l'image est en jeu, il lui demande si des mesures de prolongation du plan de soutien ne peuvent être envisagées jusqu'à ce que les excédents soient résorbés et que le marché retrouve son équilibre. Ainsi, les exploitations les plus fragiles pourraient subsister après cette crise.



La question est caduque