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Crise du textile francilien

12e législature

Question écrite n° 11842 de M. Roger Karoutchi (Hauts-de-Seine - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 29/04/2004 - page 942

M. Roger Karoutchi appelle l'attention de M. le ministre délégué à l'industrie sur la crise du textile francilien. En effet, plusieurs villes du sud des Hauts-de-Seine, notamment Clamart, Fontenay-aux-Roses et Le Plessis-Robinson, accueillent un bassin d'industries du textile et de la maille qui connaissent une crise grave. En effet, la concurrence asiatique, souvent déloyale et parfois illégale, sacrifie nos entreprises alto-séquanaises et franciliennes, proposant des prix défiant toute concurrence aux centrales d'achats. Il lui demande comment il compte inciter les centrales d'achat à favoriser les produits français ou européens.



Réponse du Ministère délégué à l'industrie

publiée dans le JO Sénat du 29/07/2004 - page 1730

Dans les Hauts-de-Seine, le secteur de la maille connaît de graves difficultés du fait de la très forte concurrence des pays asiatiques. Dans ce département où sont recensées une centaine d'entreprises, la situation se révèle particulièrement préoccupante puisqu'on estime à un millier le nombre d'emplois menacés, dont la moitié est située sur la seule commune de Clamart. Dans ce contexte, une réunion s'est tenue à la préfecture de Nanterre début juin 2004 afin d'étudier les pistes d'actions à caractère individuel ou collectif susceptibles d'être mises en oeuvre au profit des PME concernées avec le concours des différents acteurs du développement économique régional et local. En effet, afin de pouvoir se démarquer durablement des produits des pays à faibles coûts salariaux, il est essentiel pour ces entreprises d'accroître la valeur matérielle ou immatérielle de leurs productions et de différencier les produits et services offerts, ce qui pourrait inciter les centrales d'achat à modifier en partie leur politique d'approvisionnement. Lors de cette réunion, un accompagnement a été proposé à ces entreprises grâce à des mesures à caractère collectif les incitant à engager des démarches de labellisation, de diversification, de veille technologique, d'évolution commerciale et de valorisation de savoir-faire. Il leur a été également suggéré de mettre en place une structure d'animation et de défense du secteur composée d'une équipe permanente. Les services compétents de l'Etat, la région, le département et des collectivités locales suivent ce dossier avec la plus grande attention afin de favoriser la mise en place, le plus rapidement possible, de ces mesures visant à dynamiser un secteur économique très important pour la région Ile-de-France.