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Pénurie de moyens dans les maternités d'Ile-de-France

12e législature

Question écrite n° 12090 de M. Charles Ceccaldi-Raynaud (Hauts-de-Seine - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 13/05/2004 - page 1020

M. Charles Ceccaldi-Raynaud attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur la pénurie de moyens humains et matériels qui touche les maternités d'Ile-de-France. Le rapport commandé par le professeur Roussin révèle une inquiétante sous-dotation de lits en réanimation pédiatrique. La région Ile-de-France compte seulement trois CNP de type 3 (équipé d'un service de réanimation néo-natale). Les CHU parisiens Beaujon, Lariboisière et Bichat ne sont ainsi pourvus que d'un centre périnatal de type 1. Le CHU de Paris détient le taux de centres de type 3 le plus bas d'Europe. Le nord et l'est parisien sont les plus pénalisés par l'inégale répartition des centres périnataux. Les services de réanimation ou ceux de soins intensifs ne parviennent pas à respecter les normes relatives aux effectifs médicaux, à savoir le nombre de 8 médecins en temps plein pour que puisse être établie une liste de garde annuelle. Jusqu'à 25 % de lits de réanimation et de soins intensifs sont fermés du fait d'un effectif d'infirmières insuffisant. L'augmentation de la grande prématurité rend d'autant plus préoccupant ce déficit de moyens. Les problèmes liés à la prise en charge de ces grossesses à risque se multiplient. Les transferts in utero peinent à être réalisés, par défaut de place. Le taux de mortalité périnatale ne diminue plus depuis plusieurs années. Le suivi des nouveau-nés prématurés présentant des risques particuliers ne peut être assuré. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre en vue de répondre à ces dysfonctionnements ?



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.