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CECCALDI-RAYNAUD Charles

Ancien sénateur des Hauts-de-Seine

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1995
  • Fin de mandat le 30 septembre 2004 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Député des Hauts-de-Seine

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


CECCALDI-RAYNAUD (Charles)

Né le 25 juin 1925 à Bastia (Haute-Corse)

Décédé le 18 juillet 2019 à Balma (Haute-Garonne)

Député des Hauts-de-Seine de 1993 à 1995

Sénateur des Hauts-de-Seine de 1995 à 2004

Fils d'un postier corse, Charles Ceccaldi-Raynaud voit le jour le 25 juin 1925 à Bastia. Son père poursuivant sa carrière en Afrique du Nord, il étudie au Maroc, au lycée d'Oujda puis à l'Institut des hautes études marocaines de Rabat. Il achève ensuite ses études à la faculté d'Alger où il obtient un doctorat en droit, son sujet de thèse portant sur « Socialisme et corporatisme en France ». Ayant prêté serment au barreau de Paris en 1949, il devient l'année suivante avocat stagiaire à Alger. Il exerce ensuite les fonctions de commissaire de police de 1951 à 1953 et celles de chef du service de la réglementation au Gouvernement général de l'Algérie de 1954 à 1956, avant d'être nommé administrateur des services civils en 1957.

Il s'engage en politique, adhérant en 1950 à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). En 1955, il devient secrétaire fédéral de la fédération d'Alger du mouvement socialiste. En juin 1958, C. Ceccaldi-Raynaud quitte l'Algérie et s'installe à Bondy. C'est dans cette commune du nord-est de Paris, qu'il obtient son premier mandat électif : il est conseiller municipal de Bondy de 1959 à 1965.

Établi ensuite à Puteaux, ville de la banlieue ouest de la capitale, il y est élu au conseil municipal en 1965, avec le soutien du maire socialiste Georges Dardel qui en fait son adjoint. Devenu secrétaire de la toute jeune fédération socialiste des Hauts-de-Seine formée en 1968 après la création de ce nouveau département, il exerce l'intérim de G. Dardel, victime d'un accident de la route en 1967. Candidat à la mairie de Puteaux il remporte les élections municipales en 1969. C. Ceccaldi-Raynaud est alors exclu de la SFIO pour avoir intégré un gaulliste dans son équipe municipale. Aux élections municipales de 1971, il reçoit le soutien de l'Union des démocrates pour la République contre G. Dardel, qui tente de reconquérir son siège. C. Ceccaldi-Raynaud est réélu maire avec 65 % des suffrages exprimés.

Maire de Puteaux durant trente-cinq ans (1969-2004), au cours desquels la ville de Puteaux se transforme, devenant une commune très riche grâce à l'implantation du quartier d'affaires de La Défense et à la taxe professionnelle versée par les grandes entreprises qui s'y sont installées, C. Ceccaldi-Raynaud préside également l'Établissement public d'aménagement de La Défense de 1987 à 1989 et de 1993 à 1998. Ayant rejoint le Rassemblement pour la République (RPR) et s'étant rapproché de Charles Pasqua, il est aussi conseiller général du canton de Puteaux de 1973 à 1989 et conseiller régional d'Île-de-France de 1976 à 1992. Il est enfin vice-président du conseil régional de 1986 à 1992.

En juin 1988, à l'issue des élections législatives, il devient suppléant de Nicolas Sarkozy, élu député dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Le 2 mai 1993, à la suite de la nomination du maire de Neuilly-sur-Seine comme ministre du Budget et porte-parole du gouvernement d'Édouard Balladur, C. Ceccaldi-Raynaud le remplace à l'Assemblée nationale.

Au Palais-Bourbon, il siège au sein du groupe du RPR et rejoint la commission des Finances. Il est également membre, en 1994, de la mission d'information commune sur l'aménagement du territoire. De 1993 à 1995, il prend la parole en séance publique sur le règlement définitif du budget de 1991 (1993), le renouvellement des conseillers généraux et des conseillers municipaux (1993 et 1994), l'indemnisation des véhicules par les entreprises d'assurance (1993), la réforme de la taxe professionnelle (1994) et les attributions des agents de police municipale (1994). Il vote la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993.

Le 17 juillet 1995, il se démet de son mandat de député afin de permettre à N. Sarkozy, non reconduit au sein du gouvernement d'Alain Juppé, de retrouver son siège. Deux mois plus tard, C. Ceccaldi-Raynaud est élu sénateur des Hauts-de-Seine au scrutin du 24 septembre 1995 : la liste du RPR conduite par le président du conseil général, Ch. Pasqua, sur laquelle il se présente en deuxième position, obtient trois fauteuils, réunissant 629 des 1 909 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, où il siège successivement au groupe du RPR (1995-2002) puis au groupe de l'Union pour un mouvement populaire (2002-2004), parti auquel il a adhéré dès sa création, il est membre de la commission des Lois.

Durant son séjour à la Haute Assemblée, il s'exprime notamment sur le vote des citoyens de l'Union européenne aux élections municipales (1997), la police municipale (1998) et la démocratie de proximité (2002). Les questions judiciaires retiennent aussi l'attention de cet ancien avocat, qu'il s'agisse du Conseil supérieur de la magistrature (1998), de la création d'un juge de la détention provisoire (1999) ou de l'amnistie du délit de discrédit porté sur une décision judicaire (2002). Estimant que l'immigration clandestine doit être fermement combattue, il salue en 1997 le projet de loi portant diverses dispositions relatives à l'immigration présenté par le ministre de l'Intérieur Jean-Louis Debré. En revanche, il pourfend le projet de loi relatif à l'entrée et au séjour des étrangers en France du gouvernement de Lionel Jospin en 1998.

Hostile à une Europe fédérale, il s'oppose aux projets de loi modifiant le statut de la Banque de France en vue de sa participation au système européen de banques centrales (1998), et autorisant la ratification du traité d'Amsterdam modifiant le traité de Maastricht (1999). Par ailleurs, il prend la parole à propos du supplément de loyer de solidarité (1996) et du régime fiscal de succession en Corse (2001).

Il vote la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999, et les lois constitutionnelles relatives à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999 et à l'organisation décentralisée de la République en 2002.

Ne se représentant pas aux élections sénatoriales du 26 septembre 2004, il quitte la Haute Assemblée au terme d'un seul mandat. Un peu plus tôt la même année, à la suite d'une hospitalisation, il avait dû céder son fauteuil de maire de Puteaux à sa première adjointe, sa fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud. La liste qu'il conduit à Puteaux aux élections municipales de 2008, obtient 7,75 % des suffrages exprimés au second tour contre 53 % pour celle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Il demeure conseiller général du canton de Puteaux, conquis en mars 2004.

En 2011, il quitte le conseil général des Hauts-de-Seine et se retire de la vie politique active. Installé à Balma, dans la banlieue de Toulouse, il s'y éteint le 18 juillet 2019 à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Bibliographie

Travail sur Charles Ceccaldi-Raynaud

Morin (Gilles), « Charles Ceccaldi-Raynaud », dans Claude Pennetier (dir.), Le Maitron. Dictionnaire biographique ouvrier du mouvement social, Paris, Éditions de l'Atelier, https://maitron.fr/spip.php?article19127, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 27 novembre 2018.

Ouvrage écrit par Charles Celccaldi-Raynaud

La Guerre perdue d'Algérie, Paris, Alfabarre, 2015.

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Photo de M. Charles CECCALDI-RAYNAUD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 25 juin 1925
Décédé le 18 juillet 2019
Profession
Avocat
Département
Hauts-de-Seine