Question de M. MOREIGNE Michel (Creuse - SOC) publiée le 20/05/2004

M. Michel Moreigne attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer sur le financement des travaux d'aménagement de la route nationale 145, dite route Centre Europe Atlantique (RCEA). Les crédits prévus dans le cadre du XIIe plan ne permettraient pas d'assurer l'achèvement en 2006-2007 de la mise à deux fois deux voies de la section entre Gouzon (Creuse) et Montluçon (Allier). La branche qui va jusqu'à Lamaids permettrait de relier en continu l'A 20 et l'A 71 à l'horizon 2010-2012 seulement. Or l'amélioration de la RCEA, essentielle au désenclavement du Massif central, est un enjeu majeur pour la sécurité de ses usagers. La section précitée est particulièrement dangereuse en raison d'une hausse continuelle du trafic et du nombre croissant de poids lourds en provenance du sud et de l'est de l'Europe. Il lui demande de faire le point sur le calendrier des travaux et sur les crédits de l'Etat affectés à cette opération. Enfin, il lui demande de préciser l'utilisation de l'enveloppe de 60 millions d'euros annoncée récemment (suite au dernier comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire) pour l'aménagement de la nationale 145 en Limousin.

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Réponse du Ministère de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer publiée le 02/09/2004

L'aménagement de la route Centre-Europe-Atlantique (RCEA) revêt pour le Gouvernement un caractère prioritaire. C'est pourquoi il a été affirmé lors du comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire du 18 décembre 2003 que " l'objectif est maintenant d'achever ou de mettre en chantier la liaison complète entre l'autoroute A 20 et l'A 71, à l'horizon 2007 ". Pour mettre en oeuvre cet objectif, il a été décidé d'affecter à la RCEA 128 millions d'euros de crédits supplémentaires apportés par la nouvelle agence pour le financement des infrastructures et complétés par les collectivités. La répartition précise de ces 128 millions d'euros par département n'a pas encore été arrêtée. Toutefois, en supposant que le cofinancement sera similaire à celui mis en oeuvre dans les actuels contrats Etat-régions, les services du ministère de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer ont estimé l'apport nécessaire à la section de l'A 20-A 71 à 60 millions d'euros environ. Ce montant correspond donc bien à l'hypothèse de travail qui a été récemment évoquée.

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