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Crise de la filière de la récupération et du recyclage des textiles

12e législature

Question écrite n° 13918 de M. Auguste Cazalet (Pyrénées-Atlantiques - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 30/09/2004 - page 2195

M. Auguste Cazalet rappelle à M. le ministre de l'écologie et du développement durable la place intéressante occupée par la filière de la récupération textile avec le recyclage de 80 % à 90 % d'un produit qui irait en incinération ou en décharge, la mise en oeuvre de programmes de recherche-développement sur les produits nouveaux et à haute qualité environnementale, l'aide au développement, par l'exportation de produits dont la distribution génère des milliers d'emplois, en Afrique notamment. Son rôle en matière d'insertion de main-d'oeuvre peu ou pas qualifiée mérite également d'être souligné. Malgré cela, cette filière considère être entrée dans une crise majeure et ne plus pouvoir, à brève échéance, s'autofinancer sur la seule valorisation des produits collectés. Elle préconise des solutions " hors marché " (écotaxe, intervention des collectivités locales). Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les moyens de consolidation de cette filière qui pourraient être mis en oeuvre.



Réponse du Ministère de l'écologie et du développement durable

publiée dans le JO Sénat du 03/02/2005 - page 299

Le ministre de l'écologie et du développement durable a pris connaissance, avec intérêt, des questions relatives à la situation du secteur de la récupération textile. Ce secteur est actuellement confronté à plusieurs difficultés. D'une part, en raison des évolutions des tissus utilisés pour les vêtements mis sur le marché, la qualité des textiles collectés se dégrade, rendant plus complexe et plus onéreuse leur récupération. D'autre part, l'afflux sur le marché de textiles neufs vendus très peu cher représente une concurrence importante pour les textiles récupérés et tire les prix de revente vers le bas. Ces différents éléments ont entraîné une hausse des charges de la filière et une diminution de ses recettes, mettant en difficulté les entreprises du secteur. Cette activité présente pourtant un intérêt évident, tant du point de vue environnemental, car elle permet de développer la récupération matière, que du point de vue social, dans la mesure où elle concourt à la création d'emplois d'insertion. Aussi, un groupe de travail a-t-il été mis en place sous l'égide de la ministre déléguée à l'intégration, à l'égalité des chances et à la lutte contre l'exclusion afin d'examiner les perspectives qui s'offrent à ce secteur et les solutions qui peuvent être mises en place face à cette situation.