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Place des sciences économiques et sociales dans le projet de loi sur l'école

12e législature

Question écrite n° 15689 de M. Jean-Claude Etienne (Marne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 27/01/2005 - page 205

M. Jean-Claude Étienne attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le mécontentement des enseignants des sciences économiques et sociales. En effet, l'avant-projet de loi d'orientation sur l'école ne permet pas comme c'est le cas jusqu'à présent aux élèves de seconde de choisir entre deux enseignements de détermination. Ce choix, avec le nouveau texte, se réduirait nécessairement à la seconde langue vivante puisqu'elle est obligatoire en classe de première. Les sciences économiques et sociales deviennent donc une option facultative ce qui met en péril la filière ES accueillant actuellement 30 % des bacheliers généralistes. Aussi, il lui serait agréable de connaître la position du Gouvernement quant à ce problème, d'une part, et quelles solutions il envisage afin de remédier aux interrogations et au mécontentement des enseignants des sciences économiques et sociales, d'autre part.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

publiée dans le JO Sénat du 31/03/2005 - page 929

Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a défini un certain nombre de pistes pour une organisation des enseignements en lycée dans le cadre du rapport annexé au projet de loi d'orientation sur l'école. Ce projet de loi est actuellement en discussion au Parlement. S'agissant plus particulièrement de la classe de seconde évoquée dans le rapport annexé, l'organisation proposée est définie dans le souci de favoriser des orientations ouvertes vers toutes les séries de première et en particulier vers la série économique et sociale. Par amendement déposé au cours de la discussion sur la loi d'orientation, le ministre a proposé à l'Assemblée nationale, qui l'a accepté, d'inclure la deuxième langue vivante dans le tronc commun des enseignements de cette classe. L'organisation envisagée de la seconde ne mettra donc pas en péril les sciences économiques et sociales puisque ces dernières pourront être choisies au titre de l'enseignement de spécialisation sans être en concurrence avec la langue vivante 2. Les élèves ayant un projet plus ou moins défini d'orientation vers la série ES pourront donc tout naturellement se familiariser avec cette discipline. Au-delà de la classe de seconde, la série ES dont les effectifs sont en croissance continue depuis plusieurs années et qui est actuellement largement reconnue comme une voie de réussite aux débouchés diversifiés, sera confortée.