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Limitation des plages privées sur le littoral français, notamment languedocien

12e législature

Question écrite n° 17474 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 05/05/2005 - page 1244

Rappelle la question 13705

M. Marcel Vidal rappelle à M. le ministre de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer les termes de la question écrite n° 13705 du 16 septembre 2004, restée à ce jour sans réponse, concernant la limitation des plages privées sur le littoral français, notamment languedocien.

Transmise au Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer



Réponse du Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer

publiée dans le JO Sénat du 08/09/2005 - page 2313

L'article L. 321-9 du code de l'environnement précise que « l'usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages ». Il n'existe donc pas de plage « privée ». Cependant, la gestion des plages peut être confiée aux collectivités locales, qui sont les partenaires privilégiés de l'Etat, selon un régime de concession. Les plages étant un élément important d'animation du tourisme local, le concessionnaire a la possibilité de sous-traiter l'exploitation d'une partie de la plage. Le projet de décret permettant la modernisation de ce régime de concession, transmis récemment au Conseil d'Etat, prévoit que la surface qui pourra être occupée par des équipements et installations de plages sera limitée à 20 % du linéaire et de la surface des plages naturelles et à 50 % pour les plages artificielles. Ainsi l'augmentation de la surface disponible pour un accès direct à la mer devrait combattre le sentiment qu'il existe des plages « privées ». Le projet de décret réaffirme par ailleurs le principe général selon lequel les installations et équipements doivent être démontables et démontés en dehors de la période d'exploitation. Ainsi les plages retrouveront leur aspect naturel durant la saison hivernale. Enfin, le projet de décret organise les conditions de publicité et de mise en concurrence pour les sous-traités d'exploitation, ce qui devrait permettre la sélection des candidats offrant de bonnes garanties et dont les installations préservent les sites et paysages du littoral. Ce dispositif a pour objectif d'assurer la transparence des attributions de lots sous-traités et d'éviter une appropriation des espaces sous-traités, tout en offrant une réponse à la demande d'animation de la clientèle touristique.