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Situation des chantiers de jeunes bénévoles

12e législature

Question écrite n° 18967 de M. Jean-Pierre Michel (Haute-Saône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 28/07/2005 - page 2015

M. Jean-Pierre Michel appelle l'attention de M. le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la situation des chantiers de jeunes bénévoles. En effet, cette année, l'Etat s'est fortement désengagé dans leur financement. En Franche-Comté, par exemple, les financements de la direction régionale des affaires culturelles concernant les projets de rénovation du patrimoine étaient de 16 000 EUR en 2004 alors qu'en 2005 ils ne sont plus que de 10 000 EUR. Pourtant, les chantiers de jeunes bénévoles favorisent et développent un certain nombre de valeurs telles que la solidarité, le partage ou encore l'ouverture d'esprit. Ces actions collectives contribuent à développer la citoyenneté chez des jeunes venus de tous horizons. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement entend véritablement soutenir ces projets, qui permettent à des jeunes de s'engager mais aussi de revaloriser le volontariat au service des collectivités.



Réponse du Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative

publiée dans le JO Sénat du 08/12/2005 - page 3182

En 2005, l'Etat a soutenu, à hauteur de 3 100 EUR en moyenne, 670 chantiers de jeunes bénévoles, en raison de l'intérêt de ces projets collectifs d'engagement citoyen des jeunes. Toutefois, ces actions locales ont vocation à être essentiellement soutenues, financées et coordonnées par les collectivités territoriales. Certains crédits, notamment ceux confiés jusqu'alors aux directions régionales des affaires culturelles au titre de l'entretien du petit patrimoine rural, ont été transférés aux collectivités territoriales. En ce qui concerne les crédits mobilisés pour les chantiers de jeunes bénévoles par les directions de la jeunesse et des sports (1,05 million d'euros en 2005), et les directions régionales des affaires sanitaires et sociales (442 000 EUR en 2005) ils n'ont globalement connu qu'un léger repli, malgré un contexte budgétaire très contraint, de sorte qu'aucun chantier programmé par les associations organisatrices n'a dû être annulé faute de financement.