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Projet de parc éolien offshore du Libron

12 ème législature

Question écrite n° 19658 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/10/2005 - page 2515

M. Marcel Vidal attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie et du développement durable à propos de l'appel d'offres concernant le développement du projet de parc éolien offshore du Libron. Un an après avoir reçu les dossiers de candidatures, le Gouvernement n'a finalement sélectionné qu'un seul projet de 100 mégawatts, très loin de l'objectif affiché de développer 500 mégawatts d'éolien offshore. Un nouvel appel d'offre étant apparemment programmé, il souhaiterait connaître les priorités économiques, écologiques et énergétiques poursuivis par le Gouvernement dans ce dossier d'énergie renouvelable du Libron.



Réponse du Ministère de l'écologie et du développement durable

publiée dans le JO Sénat du 22/06/2006 - page 1722

La ministre de l'écologie et du développement durable a pris connaissance, avec intérêt, de la question relative aux appels d'offres éoliens. Pour réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole, diversifier ses sources d'énergie et renforcer la lutte contre l'effet de serre, la France s'est fixé des objectifs et un calendrier ambitieux de développement des énergies renouvelables. D'ici à 2010, la France s'est notamment engagée à passer de 14 % à 21 % d'électricité renouvelable, soit 3 millions de tonnes équivalents pétrole (TEP) supplémentaires. Pour atteindre cet objectif de 21 %, la France mobilisera plusieurs filières : l'hydroélectricité, mais aussi notamment la biomasse et l'éolien. C'est la raison pour laquelle un appel d'offres avait été lancé dès 2004 pour la réalisation d'ici à 2007 d'éoliennes en mer, à hauteur de 500 MW. La commission de régulation de l'énergie, chargée de mener la procédure, a reçu dix projets, tous situés à proximité des côtes, sur des hauts fonds. Le choix a été effectué en fonction de critères de prix, d'insertion dans l'environnement, d'éventuels conflits d'usage et de capacités techniques et financières des promoteurs. A l'issue de l'instruction, le ministre délégué à l'industrie a retenu un projet situé sur la côte d'Albâtre au large des côtes de la Seine-Maritime, pour une puissance de 105 MW. Cette puissance représente près de 25 % du parc français d'éoliennes déjà installées à terre. Ce projet permettra aux Français de se familiariser avec l'éolien en mer et d'apprécier son intérêt. Il sera suivi d'autres projets, dans le cadre d'un nouvel appel d'offres qui devra faire une place plus importante à l'information du public et à la concertation. Par ailleurs, depuis octobre 2005, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) pilote, avec le soutien de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), une étude permettant d'identifier sur chaque façade maritime métropolitaine, les zones a priori favorables à l'implantation d'installations de production d'énergies renouvelables d'origine marine. Cet outil d'aide à la décision servira pour le prochain appel d'offres annoncé par le ministre de l'industrie.