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Avenir des abattoirs en France

12 ème législature

Question écrite n° 19792 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/10/2005 - page 2593

M. Marcel Vidal attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les difficultés rencontrées par certains abattoirs en France. En effet, face à la situation des abattoirs de la région Languedoc-Roussillon et à la menace qui pèse sur leur avenir, les associations interprofessionnelles de la filière bovine, ovine, équine et porcine alertent les pouvoirs publics et l'ensemble des acteurs de cette filière pour que des solutions rationnelles, économiques et efficaces soient prises dans les meilleurs délais. Il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur la stratégie à adopter pour maintenir l'avenir des abattoirs en France et notamment en Languedoc-Roussillon.



Réponse du Ministère de l'agriculture et de la pêche

publiée dans le JO Sénat du 15/06/2006 - page 1648

La nouvelle réglementation communautaire en matière de sécurité sanitaire des aliments est entrée en application le 1er janvier 2006 sous la terminologie générique de « paquet hygiène ». Elle ne génère pas, en particulier dans le domaine des abattoirs, de dispositions nouvelles en termes d'infrastructure et d'équipement. En effet, la priorité est donnée au fonctionnement des outils et aux plans de maîtrise sanitaire mis en oeuvre par les opérateurs. Un certain nombre d'abattoirs français ne satisfont pas aux normes communautaires. Quelques-uns d'entre eux ne pourront poursuivre leur activité s'ils ne s'engagent pas rapidement dans une mise à niveau sanitaire tant structurelle que fonctionnelle. Par ailleurs, outre le respect des exigences sanitaires, la décision de maintien ou de fermeture d'un abattoir intègre les paramètres économiques liés d'une part au fonctionnement de l'outil et d'autre part à l'impact sur les filières animales régionales. A cette fin, un travail visant à reconsidérer, d'ici à la fin 2006, le schéma national des abattoirs, en tenant compte des paramètres sanitaires et économiques précités, a été engagé par les services du ministère de l'agriculture et de la pêche. Les préfets de région y sont associés. Dans le cas particulier de la région Languedoc-Roussillon, le conseil régional a financé une étude sur la situation des abattoirs d'animaux de boucherie. Cette analyse, très complète, a été réalisée à l'automne 2005. Elle propose différents scenarii, qui tiennent compte de la situation économique des outils d'abattage, des productions et des besoins de consommation locaux... Ses conclusions seront exploitées, entre autres, dans le cadre du travail ministériel précité.