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Avenir de la médecine généraliste

12e législature

Question écrite n° 19795 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/10/2005 - page 2605

M. Marcel Vidal attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités à propos de la désaffection des vocations des étudiants en médecine de sixième année à l'égard de la médecine généraliste. En effet, lors du rite annuel de « l'amphi de garnison » où se réunissent les futurs internes pour choisir leur spécialisation, 971 postes d'internes en médecine générale n'ont pas été pourvus cette année, parmi lesquels 600 postes dans les régions du Nord. Si ce constat actuel est préoccupant, les perspectives élaborées par l'Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) prévoient que le nombre de médecins en activité passerait de 205 200 en 2002 à 186 000 en 2025. Bien que rendu obligatoire dans les textes de 1997, le stage en cabinet de médecine générale au cours du deuxième cycle est inexistant. Les associations étudiantes mais également la Conférence des doyens de facultés de médecine mettent en cause l'absence de ligne budgétaire pour rémunérer les généralistes qui acceptent d'être maîtres de stage. Le président de l'ONDPS préconise surtout une révision du système des épreuves classantes nationales (ECN) en organisant le concours dans sept interrégions, où seraient planifiés les besoins des filières en fonction de la démographie médicale. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant les difficultés énoncées ci-dessus pour l'avenir de la médecine généraliste et les délais d'actions programmées en ce sens.



La question a été retirée pour cause de décès.