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Bourses du second degré : compensation du coût global réel de la scolarité

13e législature

Question écrite n° 04551 de M. Gérard Longuet (Meuse - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 22/05/2008 - page 991

M. Gérard Longuet appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la question des bourses d'études.
L'attribution d'une bourse du second degré est calculée en fonction d'un barème national qui prend en compte le revenu fiscal de la famille.
Le coût de la formation ou des services annexes tels que l'hébergement, n'est pas pris en compte.
L'offre de formation n'étant pas toujours de proximité, la famille se trouve confrontée à des surcoûts de logement. A contrario certains jeunes font le choix, contraint, d'un établissement privé de proximité pour ne pas trop s'éloigner du domicile familial. Là encore, il y a surcoût.
Il lui demande si l'on pourrait étudier l'impact financier que pourrait avoir la mise en place d'un principe de compensation du coût global de la scolarité au regard des moyens effectifs de la famille.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009 - page 243

Afin de permettre aux lycéens et à leur famille de pouvoir faire face aux dépenses liées à la scolarité, le ministère de l'éducation nationale a mis en place plusieurs dispositifs d'aide aux élèves qui fréquentent un établissement public ou un établissement privé sous contrat ou habilité à recevoir des boursiers. D'une part, les bourses de lycée sont attribuées en fonction des charges et des ressources de la famille du candidat boursier. D'autre part, pour les situations difficiles qui n'entrent pas dans le cadre de la réglementation des bourses, des aides spécifiques (fonds social lycéen, fonds social pour la cantine) ont été mises en place dans les établissements afin de permettre aux familles d'assumer des dépenses de vie scolaire. Ainsi, les familles de lycéen non boursier confrontées à des difficultés financières, notamment pour faire face aux frais entraînés par l'éloignement de l'établissement du domicile familial, peuvent s'adresser au chef de l'établissement fréquenté par leur enfant afin de solliciter une aide dans le cadre des fonds sociaux. Par ailleurs, des dispositifs destinés à la prise en compte des charges particulières liées à la scolarité existent également. Ainsi, une prime à l'internat en faveur des élèves boursiers a été créée par décret n° 2001-1137 du 28 novembre 2001 et par arrêté du 28 novembre 2001. Elle a pour objectif de permettre aux familles modestes qui bénéficient d'une bourse d'études pour leurs enfants de pouvoir faire face aux frais engendrés par la fréquentation d'un internat grâce à l'octroi d'une aide qui s'ajoutera au montant de la bourse d'études. En outre, en fonction de la scolarité des élèves boursiers entrant en première année de second cycle de lycée, différentes primes peuvent compléter la bourse, dans les conditions suivantes : dans l'enseignement général, prime d'entrée en seconde, première et terminale ; dans l'enseignement technique les élèves boursiers perçoivent deux parts de bourse supplémentaires ainsi qu'une prime à la qualification servie aux élèves qui préparent un certificat d'aptitude professionnelle ou un brevet d'études professionnelles et une prime d'équipement pour faire face à l'achat de matériels spécifiques en rapport avec la spécialité qu'ils ont choisie. Par ailleurs, les élèves boursiers de lycée peuvent bénéficier d'une bourse au mérite, de droit, fondée sur les dispositions de la loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école et le décret n° 2006-730 du 22 juin 2006, s'ils ont obtenu une mention « bien » ou « très bien » au diplôme national du brevet. En outre, certains élèves boursiers de lycée qui se sont distingués par leur effort dans leur travail en classe de troisième peuvent bénéficier d'une bourse au mérite après avis d'une commission départementale présidée par l'inspecteur d'académie. L'ensemble de ces dispositifs contribue notamment à atténuer les charges spécifiques de scolarité pour les élèves dont les ressources familiales le justifient.