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Politique de la mémoire et reconnaissance de la Nation à l'égard des Français défenseurs de la République espagnole

13e législature

Question écrite n° 05366 de M. Michel Moreigne (Creuse - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 07/08/2008 - page 1559

M. Michel Moreigne attire l'attention de M. le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants sur l'attribution de la carte du combattant aux survivants des brigades internationales ainsi que sur l'hommage qui leur est dû. À l'occasion du transfert le 23 novembre 1996 des cendres d'André Malraux au Panthéon, le Président de la République avait souhaité que les nationaux français ayant pris une part active aux combats de la guerre d'Espagne aux côtés de l'armée loyaliste espagnole puissent se voir attribuer la carte du combattant. Cette expression présidentielle résultait de la demande de certains parlementaires qui, comme en témoignent les travaux préparatoires à la loi n° 93-7 du 4 janvier 1993 relative aux conditions d'attribution de la carte du combattant, considéraient que les volontaires français ayant servi la cause républicaine espagnole étaient les premiers à combattre le fascisme : la République française se devait d'exprimer sa reconnaissance envers ceux qui se sont battus pour défendre les valeurs démocratiques. Consulté sur cette question par le ministère français des affaires étrangères en avril 1992, le gouvernement espagnol n'avait émis aucune objection de principe. Par ailleurs, l'Espagne avait proposé la citoyenneté à ces combattants. En conséquence, l'article 14 de la loi de finances rectificative pour 1996 n° 96-1182 du 30 décembre 1996 dispose qu'ont vocation à la qualité de combattant dans les conditions prévues à l'article R. 227 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, les Français ayant pris une part effective à des combats aux côtés de l'armée républicaine espagnole entre le 17 juillet 1936 et le 27 février 1939. La mesure exceptionnelle codifiée à l'article L. 253 sexies du code précité a concerné 20 survivants. Il demande à nouveau d'indiquer si des actions commémoratives sont programmées ou seront encouragées par l'État au sujet de l'engagement au sein des brigades internationales, ce à la veille du soixante-dixième anniversaire de la fin de la guerre d'Espagne



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.