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Maintien de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre

13e législature

Question écrite n° 05983 de M. Guy Fischer (Rhône - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 30/10/2008 - page 2147

M. Guy Fischer appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le risque, dans le cadre de la réforme des lycées, de suppression de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre des enseignements fondamentaux en classe de seconde.

L'association des professeurs de biologie et géologie (APBG) s'inquiète des conséquences qui résulteront sur les savoirs et la connaissance comme sur le potentiel d'emplois que représentent ces disciplines. Dans le monde d'aujourd'hui, plus de 2/3 des enjeux individuels et de société ont trait directement ou indirectement à ces deux domaines de la connaissance et de la culture. Les objets d'étude, la vie et son support, la terre, sont au cœur des enjeux environnementaux, de santé et de gestion de l'eau, des ressources énergétiques et alimentaires. Notre pays doit, au sein de l'Europe, progresser du point de vue économique et être à la pointe de la recherche fondamentale et appliquée. La plupart des innovations scientifiques et technologiques s'appuient sur les domaines de la biologie et de la géologie.

L'enseignement des sciences de la vie et de la terre participe à une orientation large et positive vers pratiquement tous les domaines d'emploi. De plus, l'appétence de nos jeunes lycéens est réelle pour le vivant et son environnement. Ils apprécient de comprendre ce qu'ils entendent ou voient dans les médias et le net. La culture scientifique est nécessaire à tout citoyen. Il serait donc très grave, tant du point de vue politique qu'économique, de supprimer cet enseignement culturel. Par exemple, la méconnaissance de données sur son corps entraîne des dépenses supplémentaires de santé publique. Les méthodes et les apprentissages d'expérimentation de type laboratoire permettent aux élèves d'appréhender les multiples capacités nécessaires depuis les bio et géo–technologues jusqu'aux chercheurs de pointe. Enfin, la présence obligatoire des sciences de la vie et de la terre se justifie par le potentiel d'emplois que représentent ces deux champs disciplinaires.

Aussi, il lui demande de préciser quelles dispositions il entend prendre quant au devenir de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 27/11/2008 - page 2381

Le 21 octobre dernier, le ministre de l'éducation nationale a présenté la nouvelle organisation des enseignements de la classe de seconde qui comportera trois grands ensembles : des enseignements généraux de tronc commun, sur une durée totale de 21 heures : le français, les mathématiques, deux langues vivantes obligatoires, l'histoire-géographie, les sciences expérimentales et l'éducation physique et sportive ; six heures d'enseignements complémentaires proposés sous forme de modules à choisir parmi les domaines suivants : humanités, sciences, sciences de la société et technologies ; un accompagnement personnalisé de trois heures hebdomadaires. Les sciences expérimentales qui concernent aussi bien la physique-chimie que les sciences de la vie et la terre, restent donc un enseignement obligatoire en classe de seconde. Elles peuvent également être choisies par les élèves dans le cadre des enseignements complémentaires.