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FISCHER Guy

Ancien sénateur du Rhône

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1995
  • Réélu le 26 septembre 2004
  • Fin de mandat le 30 septembre 2014 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-président du Sénat
  • Vice-président du Sénat
  • Secrétaire du Sénat
  • Vice-président du Sénat
  • Vice-Président de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe communiste républicain et citoyen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

FISCHER (Guy)

Né le 12 janvier 1944 à Décines-Charpieu (Rhône)

Décédé le 1er novembre 2014 à Lyon (Rhône)

Sénateur du Rhône de 1995 à 2014

Guy Fischer voit le jour le 12 janvier 1944 à Décines-Charpieu, dans la banlieue lyonnaise. Fils d'un ouvrier travaillant à la Cité de la soie, il devient instituteur à Vénissieux, dans le quartier des Minguettes.

Dès l'âge de dix-neuf ans, il adhère au Parti communiste français. Puis, en 1977, il est élu conseiller municipal de Vénissieux, bastion communiste depuis 1935. Il est aussitôt nommé premier adjoint au maire, chargé de l'urbanisme. Il se retrouve ainsi en première ligne durant l'été 1981 lorsque le quartier des Minguettes est le théâtre de violences urbaines. Membre de la Communauté urbaine de Lyon de 1977 à 1986, il est également conseiller général du canton de Vénissieux-sud de 1982 à 2008 et conseiller régional de Rhône-Alpes de 1986 à 1988.

Fort de son enracinement local, il se porte candidat aux élections sénatoriales du 24 septembre 1995. Conduisant la liste progressiste et républicaine qui réunit 310 des 2 978 suffrages exprimés, il est élu sénateur du Rhône. Afin de mieux exercer son mandat parlementaire, il quitte l'année suivante ses fonctions de premier adjoint au maire de Vénissieux, même s'il continuer de siéger au conseil municipal jusqu'en 2001. Par la suite, il est réélu au Sénat le 26 septembre 2004. Il est en effet troisième sur la liste d'union de la gauche conduite par le maire socialiste de Lyon Gérard Collomb qui, en obtenant 1 040 des 2 921 suffrages exprimés, remporte trois sièges.

Au Palais du Luxembourg, il siège au sein du groupe communiste, républicain et citoyen. En outre, de 2001 à 2011, il est vice-président du Sénat, devenant le premier communiste depuis 1947 à accéder à cette responsabilité.

Membre de la commission des affaires sociales dont il est vice-président de 1997 à 2001, il fait de la justice sociale son principal combat. Il défend d'abord inlassablement les travailleurs. Siégeant de 1997 à 2002 au conseil d'administration de l'Agence pour l'amélioration des conditions de travail, il cosigne des propositions de loi sur le droit au repos dominical (2011) et la modulation du temps de travail (2012). Membre de la commission d'enquête sur les conséquences de la décision de la réduction du temps de travail à trente-cinq heures en 1997, il vote l'année suivante contre la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail.

Il n'a en outre de cesse de plaider en faveur d'une meilleure protection sociale pour les plus démunis. Il dépose ainsi des propositions de loi visant à abroger les franchises médicales (2009) et à supprimer le processus de convergence tarifaire imposé aux établissements publics de santé (2012). Il intervient aussi à propos de la couverture maladie universelle (1999), des droits des malades (2002) ou de la réforme de l'hôpital (2009). Il siège à l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé de 2003 à 2009 et au conseil de surveillance de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale de 2004 à 2011. Il est également membre de 2006 à 2011 de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale dont il est secrétaire à partir de 2008.

Les retraites constituent un autre de ses combats privilégiés. Il cosigne notamment des propositions de loi sur les pensions de réversion (2010) et l'allocation équivalent retraite (2012). Il exprime en outre sa vive opposition aux projets de réforme des retraites en 2003 et 2010.

Il s'attache également à défendre les personnes âgées dépendantes. Membre de la mission commune d'information sur la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque en 2007, il intervient au sujet de leur prestation d'autonomie (1995 et 2001) ou des soins palliatifs qui leur sont délivrés (1999). Il dépose par ailleurs en 2010 une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie.

Il s'emploie aussi sans compter en faveur des plus pauvres. Membre de la mission commune d'information sur les politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion en 2008, il vote la même année la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion.

Les questions mémorielles tiennent également au coeur du président de la délégation sénatoriale pour la politique événementielle et la société civile. Il cosigne ainsi une proposition de loi en 2000 et 2012 pour la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir des victimes de la guerre d'Algérie et des combattants du Maroc et du Tunisie. Il dépose aussi un texte en 1999 sur la reconnaissance de l'état de guerre en Afrique du Nord et un autre en 2010 fixant la destination du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Militant également en faveur de la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple de la Première Guerre mondiale, il est l'auteur d'une proposition de loi dans ce sens en 2008, 2011 et 2014. De même, il se bat pour la reconnaissance du génocide arménien : il dépose un texte sur l'incrimination pénale de sa contestation publique en 2011 et 2014.

Enfin, il se fait l'avocat des victimes des essais nucléaires français en Algérie et en Polynésie. Il cosigne un texte sur leur suivi sanitaire en 2003 puis un autre sur leur reconnaissance et leur indemnisation en 2008. Il est d'ailleurs nommé en 2011 membre de la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires.

Il prend en outre part aux scrutins publics. Il vote contre la loi relative au pacte civil de solidarité (1999), la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République (2002), la loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution (2005), la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion (2008), la loi de réforme des collectivités territoriales (2010), la loi constitutionnelle sur l'équilibre des finances publiques (2011) et la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (2013). En revanche, il approuve la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes (1999) et la loi relative à la création de la Banque publique d'investissement (2012). Il ne prend pas part au vote de la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet (2009).

Atteint par une longue maladie, il quitte la Haute Assemblée à l'automne 2014. Ainsi, s'il se représente aux élections sénatoriales du 28 septembre 2014, c'est à la dernière place de la liste Front de gauche. Il s'éteint le 1er novembre suivant, à Lyon, à l'âge de soixante-dix ans. Quelques jours avant sa disparition, il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur.

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Photo de M. Guy FISCHER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe communiste républicain et citoyen
Etat-civil
Né le 12 janvier 1944
Décédé le 1er novembre 2014
Profession
Instituteur
Département
Rhône