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Protection des digues

13e législature

Question écrite n° 17550 de M. Philippe Madrelle (Gironde - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 10/03/2011 - page 578

M. Philippe Madrelle appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'inquiétude légitime des habitants de la presqu'île d'Ambés suite à la publication d'un rapport commandé par la communauté urbaine de Bordeaux sous le nom « Aménagement et développement durable des zones inondables – Phase 2 - Propositions d'aménagements ». Il souligne le fait que ce rapport est en totale contradiction avec les conclusions du plan digues de l'État contre les inondations maritimes par submersion. En effet, ce rapport de la communauté urbaine de Bordeaux prévoit en compensation du rehaussement des digues autour des zones urbaines et industrielles un arasement des digues à Parempuyre, Saint-Louis-de-Montferrand et Saint-Vincent-de-Paul. C'est ainsi que sur la seule commune de Saint-Vincent-de-Paul serait arasée la moitié du linéaire des digues construites par le conseil général ; il lui rappelle que ces digues ont durant cinquante ans montré leur totale efficacité, notamment lors des marées-tempêtes de 1999, 2009 et 2010. L'arasement mettrait en danger plus de 190 maisons et près de la moitié de la population de Saint-Vincent-de-Paul. Ce projet d'arasement menace également les habitants du sud d'Ambés et de Saint-Louis-de-Montferrand : 300 foyers et maisons seraient alors mis en danger. En outre, l'état déplorable du réseau hydraulique ne permet plus à ce jour l'évacuation des eaux de crues. En outre, ce rapport de la communauté urbaine de Bordeaux prévoit des extensions urbaines et industrielles en plein milieu de zones inondables. La priorité n'est-elle pas de sauvegarder les vies humaines et d'assurer la sécurité des habitants de la presqu'île d'Ambés sans oublier la sauvegarde de l'environnement ? En conséquence, il lui demande que ce projet d'arasement des digues avec la mise en place d'une zone d'expansion de crues ne soit jamais réalisé. Il en va de la survie de toute la presqu'île.



La question a été retirée