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Disparition des officines pharmaceutiques dans les petites communes

13e législature

Question écrite n° 17992 de M. Aymeri de Montesquiou (Gers - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 07/04/2011 - page 857

M. Aymeri de Montesquiou attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la santé sur les inquiétudes des habitants en milieu rural face à la disparition des officines pharmaceutiques dans les petites localités. Les officines, dont le chiffre d'affaires est modeste dans les petites communes rurales, sont contraintes de cesser leur activité. Pourtant, leur présence est indispensable dans des territoires ruraux à l'habitat dispersé et à la population vieillissante. Sur les 23000 officines en France, 8000 sont menacées de disparition dans les 5 ans à venir. C'est un problème majeur qui ne fait qu'aggraver la désertification médicale qui sinistre le milieu rural. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de permettre aux pharmaciens de maintenir leur activité en milieu rural.



Réponse du Secrétariat d'État chargé de la santé

publiée dans le JO Sénat du 04/08/2011 - page 2061

Le maillage officinal français est caractérisé par une forte densité (plus de 22 000 pharmacies) particulièrement en zone urbaine. C'est pourquoi la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 a prévu des mesures de restructuration du réseau, tout en préservant la qualité de son maillage territorial permettant ainsi de favoriser les regroupements et limiter leur nombre. Si, en 2010, 140 procédures collectives ont été recensées, elles ne concernent qu'un nombre limité d'officines, inférieur à 1 % des officines. On constate que sur les 63 redressements judiciaires d'officines métropolitaines, 60 % d'entre elles sont situées en zone urbaine dans des communes très denses en officines, comportant moins de 2 500 habitants par pharmacie. Afin d'objectiver les difficultés rapportées par les pharmaciens de compléter le dispositif existant sur les restructurations et envisager la rémunération de nouvelles missions, le ministre du travail, de l'emploi et de la santé a saisi l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Le rapport a été publié le 29 juin 2011.