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Situation des praticiens diplômés hors Union européenne

13e législature

Question écrite n° 18653 de M. Philippe Madrelle (Gironde - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 26/05/2011 - page 1361

M. Philippe Madrelle appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la situation des médecins diplômés hors Union européenne. Il lui rappelle que ces médecins exercent au sein des établissements de santé. Il souligne les contradictions et incohérences contenues dans la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 qui fait que les praticiens arrivés après le 10 juin 2004 n'ont droit qu'à la liste A, c'est-à-dire au concours avec un nombre restreint de postes ouverts, alors que la liste C offre de nombreuses spécialités. Face au grave problème posé par le « désert médical » dont souffrent de nombreux départements français, cette discrimination contenue dans la loi est paradoxale. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qu'elle compte prendre afin de rétablir équité et bon sens.

Transmise au Ministère du travail, de l'emploi et de la santé



Réponse du Ministère du travail, de l'emploi et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 10/11/2011 - page 2880

Afin d'obtenir la plénitude d'exercice de leur profession en France, les praticiens titulaires de diplômes hors Union européenne ne remplissant pas les conditions légales d'exercice de leur profession en France, fixées aux articles L. 4111-1 et L. 4221-1 du code de la santé publique, doivent se soumettre à la procédure d'autorisation d'exercice prévue aux articles L. 4111-2 et L. 4221-12 du code de la santé publique, modifiées par le IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007. Des dispositions pérennes ont maintenu un processus de sélection fondé sur un concours et des dispositions transitoires ont institué un examen en faveur des praticiens recrutés avant le 10 juin 2004. Ces dispositions transitoires applicables jusqu'au 31 décembre 2011 avaient pour objectif de mieux prendre en compte la situation particulière et l'expérience acquise par les praticiens recrutés depuis plusieurs années et ayant rendu de nombreux services dans les établissements de santé. Le IV de l'article 83 de la loi précitée a permis en outre à ces praticiens de poursuivre leurs fonctions dans les établissements publics de santé à titre transitoire sous un statut ne relevant pas du plein exercice, dans l'attente de leur réussite aux épreuves de vérification des connaissances et de l'obtention de l'autorisation d'exercice en France. Ces dispositions applicables jusqu'au 31 décembre 2011 constituent une dérogation au principe d'interdiction de recrutement de médecins et chirurgiens-dentistes titulaires de diplômes délivrés par un État tiers à l'Union européenne par les établissements publics de santé, fixé par la loi n° 99-641 du 27 juillet 1999 et par la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002. Toutefois, compte tenu de la fin du dispositif transitoire et de la procédure d'examen aménagé qui y était associée et afin de ne pas fragiliser la continuité du fonctionnement des établissements de santé qui emploient actuellement ces praticiens, une mesure est envisagée afin de leur permettre de continuer à exercer et de se représenter à de nouvelles épreuves de vérification des connaissances. Le Gouvernement travaille actuellement avec les organisations représentatives à l'élaboration d'un amendement qui sera présenté dans le cadre du PLFSS.