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Moyens de l'enseignement agricole public

15e législature

Question écrite n° 02229 de M. Philippe Madrelle (Gironde - SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 30/11/2017 - page 3726

M. Philippe Madrelle attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les conditions particulièrement dégradées de la rentrée scolaire dans les établissements de l'enseignement agricole public. Il lui rappelle l'importance de cette composante du service public d'éducation et de formation. L'insuffisance des emplois créés dans l'enseignement technique agricole public ne peut répondre à l'augmentation démographique des jeunes issus des générations 2000 à 2010. Une telle situation se traduit par des refus d'élèves dans certaines classes, par des financements non assurés pour les options prévues, par une limitation du choix des spécialités. Il lui demande de quels moyens il entend doter ce service public d'éducation.



Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

publiée dans le JO Sénat du 01/02/2018 - page 427

Le budget de l'enseignement agricole technique (programme 143) et supérieur (programme 142) a régulièrement augmenté dans un contexte contraint. La progression entre 2012 et 2017 est de 100 M€, soit + 6,1 % (hors titre 2 + titre 2), pour atteindre 1 709 millions d'euros en loi de finances initiale pour 2017. En 2017, les crédits budgétaires attribués au programme 143 ont progressé de 2,4 % par rapport à 2016, avec 140 postes supplémentaires dont 98 pour le public. Pour cette rentrée scolaire, le choix a été fait de privilégier l'augmentation des capacités d'accueil des lycées agricoles, par la création de classes supplémentaires ou l'ajustement des seuils. La formation initiale des nouveaux enseignants, avec l'augmentation des recrutements par concours et la capacité de formation des enseignants stagiaires a également été privilégié. Ces efforts ont permis d'augmenter les capacités d'accueil de 1 185 places dans le secteur public à la rentrée, sans affecter la qualité de l'enseignement agricole, qui veille à maintenir des classes à taille humaine et ainsi continuer à maintenir la réussite et l'insertion professionnelle de jeunes issus de milieux en moyenne moins favorisés.