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Se donner les moyens de l'excellence : la recherche polaire française à la veille de l'année polaire internationale

 

4. L'observation de l'ionosphère

Les régions polaires, et pour notre pays les bases antarctiques, sont des points d'appui privilégiés pour observer les relations entre la terre et le soleil, tout particulièrement l'ionosphère.

Celle-ci se situe au-dessus de 90 km d'altitude et constitue une zone électrisée sous l'effet du soleil. Elle a des effets météorologiques et technologiques importants : les orages magnétiques peuvent provoquer de gigantesques pannes électriques, surtout en Amérique du Nord où le pôle magnétique est situé à l'intérieur du territoire canadien.

Les aurores boréales et australes en sont sans doute la plus belle manifestation. Les pôles géographiques sont les lieux les plus propices pour leur observation car ils sont les plus proches des pôles magnétiques qui concentrent les particules ionisées émises par le soleil.

Pour les mesurer, des radars « SUPERDARN » sont utilisés. Ils font l'objet d'une coopération internationale pour couvrir les pôles Nord et Sud.

Dans l'hémisphère Sud, la France exploite déjà un radar aux Kerguelen. Concordia sera le lieu d'installation de deux radars transhorizon HF pour les secteurs de longitude entre Kerguelen et la Tasmanie et entre la Nouvelle-Zélande et la base britannique de Halley Bay. Ils fonctionneraient en paire, l'un avec un radar de la base pôle Sud et l'autre avec la base chinoise Zongshan. Ils seront construits et exploités dans le cadre de la coopération franco-italienne sur Concordia.

Le réseau international Superdarn en Antarctique


(Source : IPSL-CNRS-UVSQ-Centre d'étude des environnements terrestres
et planétaires)

Les objectifs scientifiques des programmes de mesures optiques dans le visible des aurores australes au Dôme C (Projet ALFA pour Auroral Light Fine Analysis) sont :

- l'étude des échanges d'énergie et de matières dans les arcs transpolaires ;

- l'analyse fine des émissions lumineuses dans l'ionosphère (entre 150 et 300 km d'altitude) ;

- l'interaction des électrons de haute énergie avec l'ionosphère ;

- la formation d'irrégularités de densité dans les régions de précipitation des électrons ;

- les mouvements du plasma associés aux courants électriques alignés avec le champ magnétique.