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Le Grand Paris : un vrai projet pour un enjeu capital

 

B- EXTRAITS DU DISCOURS DU 17 SEPTEMBRE 2007 À L'OCCASION DE L'INAUGURATION DE LA CITÉ DE L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE

« (...) S'agissant de la région parisienne, je souhaite que nous réfléchissions, au-delà des clivages des uns et des autres, à un nouveau projet d'aménagement global du Grand Paris. C'est mon devoir de porter cette idée.

Naturellement, je ne veux pas contester les responsabilités de tous les maires - j'ai été maire pendant vingt ans. Mais regardez ce qui s'est passé de grand il y a cinquante ou soixante ans. Ils n'ont pas eu peur d'envisager l'avenir. La question pour nous n'est pas de penser les six mois qui viennent mais le siècle qui s'ouvre.

Quarante ans après la démarche lancée par le général de Gaulle et le préfet Paul Delouvrier, nous devons réparer les erreurs commises dans le passé - car il y a eu des erreurs - en veillant à créer de vraies villes dans nos banlieues, avec des espaces publics, des services, et tout simplement des lieux de sociabilité. Nous devons aussi les intégrer davantage à la capitale par des moyens de communication adaptés.

Il n'y a pas les élus de la capitale et les élus de la périphérie, c'est la même région, le même espace. Et s'ils n'arrivent pas à se parler, des initiatives doivent être prises, à un niveau suffisant pour que cette discussion ait lieu.

Pour favoriser cette réflexion, je souhaiterais, en concertation bien sûr avec l'ensemble des collectivités concernées, à commencer par la ville de Paris, que huit à dix agences d'architectes puissent travailler sur un diagnostic prospectif, urbanistique et paysager, sur le Grand Paris à l'horizon de vingt, trente voire quarante ans. Ces agences seraient choisies pour moitié parmi des agences françaises et pour l'autre moitié parmi des agences étrangères, en incluant de jeunes agences (...) ».

C. EXTRAITS DU DISCOURS DU 8 JANVIER 2008 À L'OCCASION D'UNE CONFÉRENCE DE PRESSE

« (...) Quelle ville devons-nous nous efforcer de construire en ce début de XXIe siècle ? Voilà la question à laquelle je voudrais que nous apportions une réponse française. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu lancer la réflexion sur le Grand Paris, je veux dire par là la grande métropole que constitue l'agglomération parisienne et qui doit être considérée dans sa globalité parce qu'elle forme un tout.

Cette réflexion, elle ne doit pas être engagée d'abord sous l'angle des institutions, sous l'angle de la gouvernance mais d'abord sous l'angle de l'urbanisme, de l'architecture, de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de la vie, de la place de l'Homme dans la ville.

Je veux faire de ce chantier le laboratoire de la modernité urbaine. Je veux qu'il soit l'occasion de remettre la France au premier rang en matière d'urbanisme et d'architecture. Je m'impliquerai là aussi personnellement dans ce chantier.

Naturellement, tout sera fait en concertation, en association avec les Franciliens, avec leurs élus, avec les maires, avec les conseils généraux et le conseil régional. Mais je ne laisserai pas ce projet s'enliser.

Je ne laisserai personne le bloquer. La situation de l'agglomération parisienne est devenue inacceptable. La dureté de la vie qu'elle impose à un trop grand nombre de ses habitants, les coûts humains, écologiques, sociaux qu'engendrent ses dysfonctionnements ne sont pas supportables.

Il faut que Paris retrouve sa vitalité, son rayonnement, son attractivité, sa créativité, qu'elle redevienne pour le monde entier le symbole d'un art de vivre et la plus belle ville du monde, que de nouveau elle étonne, elle surprenne, elle fascine et que tous ceux qui l'habitent soient heureux et fiers d'y vivre.

Nous en parlerons dès après les municipales (...) »